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mardi 1 avril 2014

La trilogie de Joshua Brolin, de Maxime Chattam (3 tomes)


Titres des différents volumes :
- L'âme du mal
- In tenebris
- Maléfices

Quatrième de couverture du premier tome :
Pas plus que sa jeune acolyte, le profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ?
Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes, devenir son double, tels sont les moindres risques de son métier. Peut-on impunément prêter son âme au mal ?
 
"Un rythme dynamique, des personnages attachants, des rebondissements incessants."
Le Monde des livres
 
Cet ouvrage a reçu le prix Sang d'Encre
 
Mon avis: Une très bonne trilogie ma foi! Si toutes les œuvres de Chattam ne m'ont pas plu, là je retrouve le plaisir que j'avais ressenti lors de la lecture du Cycle de l'Homme et de la Vérité!
Je m'attendais à plus de liens entre les différents livres, et j'ai été un peu déçue de ce point de vue-là, mais cela ne m'a pas pour autant gâché la lecture.
J'ai préféré les deux premiers, alors qu'ils ne m'ont que très peu surpris, et moins le dernier qui pourtant a fait planer le doute jusqu'à la révélation finale. Allez savoir... Attention cependant, je dois vous prévenir que si vous êtes arachnophobe, comme moi et beaucoup d'autres, vous ne devriez peut-être pas lire ce dernier roman, à moins d'être capable de prendre du recul pour ne pas faire trop de cauchemars tant que vous lirez le livre! Je ne sais pas trop comment j'ai fait, mais pour ma part j'ai réussi, pas un seul mauvais rêve! :D
Petit détail tout de même qui m'a dérangé, et ce dans les trois romans, c'est la tendance qu'a Maxime Chattam à créer ce que j'appellerais du "faux suspense". Cela correspond aux moments où il vous fait comprendre que l'un des personnages vient d'avoir une révélation (que ce soit une preuve concrète ou dans son raisonnement), et qu'il vous laisse en plan en fin de chapitre pour ne vous révéler la chose qu'une dizaine de pages plus tard. Disons que si c'est bien fait, ça ne me dérange pas, mais en l'occurrence ça fait juste "m'as-tu-vu". Le reste du temps, on suit les personnages pas à pas, sauf dans ces moments-là et seulement à ces moments-là. C'est agaçant, mais à un point...C'est comme si on tendait un morceau de viande à un chien affamé juste pour le voir essayer de l'attraper, tout en le laissant pile à une distance où le chien ne pourra jamais le chopper. Bon, j'exagère, ça c'est complètement cruel, mais vous avez compris l'idée. :D
Enfin, à part ce détail crucial et certaines tournures de phrases qui m'ont un peu fait tiquer (heureusement pas trop souvent), j'ai passé un très bon moment avec ce Joshua Brolin, a qui on s'attache très rapidement.
Une bonne pioche que je vous conseille donc! :)

dimanche 3 novembre 2013

Le sang du temps, de Maxime Chattam

Quatrième de couverture:
Paris, 2005. Détentrice d'un secret d'Etat, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en secret au Mont-Saint-Michel.
Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d'une enquête particulièrement sordide : des cadavres d'enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire. Rapidement, la rumeur se propage : une goule, créature démoniaque, serait à l'origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle.
A première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant...
La vérité se cache dans ces pages. Saurez-vous la retrouver ?

"Peu d'auteurs, en France, sont capables d'écrire des thrillers : Maxime Chattam est de ceux-là (...)."
Vivre au féminin

Mon avis: Bon, eh bien encore une fois, Chattam m'aura déçue... J'ai eu trois problèmes différents:
Premièrement, je ne supporte pas Marion. C'est le personnage auquel on est censé s'identifier, mais là franchement, je l'ai trouvée agaçante, et j'ai eu l'impression qu'elle faisait exprès de ne rien comprendre. Disons que j'ai trouvé qu'elle n'avait pas beaucoup de jugeote...
Ensuite, et dans le même esprit, je n'ai pas réussi à me mettre dans la partie de l'histoire qui se passe au Mont-Saint-Michel. J'ai trouvé que c'était longuet, et même le livre fini, je me demande encore quel était l'intérêt de cet aspect de l'histoire. J'ai eu l'impression qu'il avait rajouté cela au reste pour pouvoir faire un livre plus long. D'ailleurs, c'est vraiment dommage, parce qu'en ce qui concerne l'histoire au Caire, j'étais à fond dedans; j'ai trouvé que c'était très bien ficelé et très intéressant!
Et enfin, mon dernier problème -comme souvent-: la fin. Elle est clairement construite pour nous en mettre plein la vue, considérant que l'on n'a pas compris tous les détails. Or je n'ai eu aucune surprise! Toutes les révélations de la fin, je les attendais... Je n'irai pas jusqu'à dire que j'avais tout compris dans tous les détails, je n'ai pas cette prétention; mais disons que je me doutais de toutes les "grosses" révélations, ou en tout cas je les avais envisagées.
En résumé, le roman avait un très bon potentiel, qui a quelques peu été gâché par cette Marion et son histoire, mais heureusement, cela reste tout de même un bon livre et une bonne lecture pour les fans de l'auteur ou du genre.

lundi 12 août 2013

Christine, de Stephen King

Quatrième de couverture:
Christine est belle, racée, séduisante. Elle aime les sensations fortes, les virées nocturnes et le rock'n'roll des années héroïques.
Depuis qu'elle connaît Arnie, elle est amoureuse.
Signe particulier : Chrisine est une Plymouth "Fury", sorti en 1958 des ateliers automobiles de Detroit.
Une seule rivale en travers de sa route : Leigh, la petite amie d'Arnie...
Ce roman légendaire de Stephen King, rythmé par la musique de Chuck Berry et de Janis Joplin, a pris place parmi les classiques de l'épouvante.
 
Mon avis: Un bon petit Stephen King, et cette fois-ci on ne peut douter tant on reconnaît sa "patte"! Pas grand-chose de plus à dire, j'ai passé un très bon moment, comme d'habitude, et ce même si je ne suis ni fan de voitures, ni de rock'n'roll ! :D
Petit détail pourtant: j'ai trouvé cela dommage que les paroles des chansons aient été traduites, du coup j'ai rapidement cessé de les lire...

dimanche 16 juin 2013

Blaze, de Stephen King

Quatrième de couverture:
Colosse au cerveau ramolli par les raclées paternelles, Clay Blaisdell, dit Blaze, enchaîne les casses miteux. Son meilleur pote, George, lui, est un vrai pro, avec un plan d'enfer pour gagner des millions de dollars : kidnapper le dernier-né des Gerard, riches à crever. Le seul problème, c'est qu'avant de commettre le "crime du siècle", George s'est fait descendre. Mort. Enfin, peut-être... Ce suspense mené en quatrième vitesse, vrai roman noir, rappelle le meilleur de Jim Thompson ou de James Cain. Un inédit de King / Bachman miraculeusement retrouvé.
Un roman noir de la plus belle eau, dans la lignée de James T. Farrell ou du Steinbeck des Souris et des hommes. Puissant, émouvant...
Booklist.
Mon avis: On voit tout de suite que ça a été écrit par Bachman et pas par King, comme il le dit lui-même dans la préface, mais c'est tout de même très bon.
C'est bien la première fois que, dans une histoire de kidnapping, je suis pour le kidnappeur. On est encore ici dans une histoire où la vie s'acharne toujours sur le même pauvre type, et on ne peut donc que s'attacher à lui, encore plus que dans pas mal d'autres histoires...
Quant à la fin, elle nous laisse un sourire amer, alors même qu'on se dit que ça n'aurait pas pu se terminer autrement...
Du très bon Stephen King!

Comme une tombe, de Peter James

Quatrième de couverture:
Mauvaise blague : Michael se retrouve dans un cercueil six pieds sous terre avec du whisky et une revue érotique pour son enterrement de vie de garçon. Les heures passent, personne ne vient le chercher, la fiancée s'inquiète et fait appel à Roy Grace. Pour le localiser, l'inspecteur n'a qu'une seule piste : les témoins du mariage, tous morts dans un accident de voiture...
 
"(...) un romancier anglais redoutablement efficace." P.B. - Zurban
 
Cet ouvrage a reçu le prix du Polar du festival de Cognac
 
Mon avis: Un très bon thriller assez original et bien sympathique.
Une seule chose m'a dérangée, et c'est le nom de famille du flic... L'auteur l'appelle plus souvent par son nom que par son prénom, et donc pendant le premier tiers du bouquin, à chaque fois que je lisais "Grace", je pensais qu'on parlait d'une fille avant de réaliser qu'il s'agissait de l'inspecteur. Ensuite, pendant le second tiers, à chaque fois que je voyais un prénom de fille, au contraire, je pensais à un homme. Et sur la fin, tout est rentré dans l'ordre ; j'avais pris l'habitude.
Voilà, c'est plus une anecdote cocasse qu'un vrai défaut, mais je tenais à vous en faire part! :D

dimanche 19 mai 2013

Deux petites filles en bleu, de Mary Higgins Clark


Quatrième de couverture:
Goûter d'anniversaire chez les Frawley : on fête les trois ans des jumelles, Kelly et Kathy. Mais le soir même, de retour d'un dîner, les parents des fillettes sont accueillies par la police : leur baby-sitter a perdu connaissance et les petites ont disparu. Kidnappées.
Après avoir réussi à rassembler la rançon de 8 millions de dollars exigée, Steve et Margaret entrent en contact avec le ravisseur. Le jour de l'échange, ils ne trouvent cependant que Kelly dans une voiture abandonnée. Qu'est-il advenu de Kathy ?
Alors que tout espoir semble perdu, Kelly affirme que sa soeur est bien vivante, comme si les jumelles parvenaient à communiquer par télépathie...
Jamais depuis Un cri dans la nuit, Mary Higgins Clark n'avait élevé la tension à un tel degré. Un suspense extrême et angoissant qui nous plonge dans le pire des cauchemars : celui des kidnapping d'enfants.
 
Mon avis: Premier essai d'un roman de cette auteure (et peut-être le seul vu que les autres résumés ne me tentent pas plus que ça), et ma foi une bonne lecture, très simple et très rapide, mais agréable du début à la fin.
J'avoue que, comme Mary Higgins Clark, la question des liens entre jumeaux m'intéresse beaucoup. Après, jusqu'à quel point c'est vrai, c'est encore autre chose, mais en tout cas c'est passionnant de penser aux possibilités...
Quant au sujet du kidnapping, j'avoue que ça a sur moi un attrait certain. Attention, c'est quelque chose que je ne souhaite absolument à personne, mais tant que ça reste dans la fiction, je suis intéressée...
Une bonne lecture donc!

jeudi 9 mai 2013

Le poète, de Michael Connelly

Quatrième de couverture:
Sean, frère jumeau du journaliste Jack McEvoy, est retrouvé mort au volant de sa voiture de police. Le suicide ne fait aucun doute : Sean n'aurait pas supporté d'avoir échoué dans une enquête sur un crime sadique. Mais Jack n'y croit pas, et plusieurs indices demeurent inexpliqués. Le jour de sa mort, notamment, Sean devait voir un certain Rusher, qu'on n'a pas retrouvé...
Jack rouvre le dossier. Il découvre que d'autres policiers se sont suicidés après avoir, eux aussi, échoué dans des enquêtes similaires. Une première conclusion s'impose : il y a eu meurtre et l'on a peut-être affaire à un tueur de flics particulièrement redoutable.

Mon avis: Personnellement, j'ai trouvé ça long et trop prévisible, mais je ne peux pas dire que c'était inintéressant pour autant. L'écriture est agréable, les personnages sont pour la plupart agréables...
C'est le premier Connelly que je tente, et s'il ne m'a pas laissé une grande impression, il était quand même sympa à lire.

dimanche 21 avril 2013

Cuisine sanglante, de Minette Walters

Quatrième de couverture:
"D'où provenait la fascination qu'exerçait Olive Martin ? Du spectacle grotesque de son mètre cinquante-cinq pour quelque cent vingt kilos ? De sa sinistre notoriété ? De la répulsion qu'elle inspirait ? Elle avait débité sa mère et sa sœur en morceaux qu'elle avait rassemblés sur le sol de la cuisine en une composition abstraite sanguinolente. L'énormité du crime, jointe à l'impression terrifiante que sa silhouette apocalyptique avait produite sur les membres du tribunal lui avaient valu une condamnation à perpétuité. Le crime mis à part, ce qui rendait son cas exceptionnel c'est qu'elle avait plaidé coupable et même refusé de répondre."
Dès sa première rencontre avec Olive Martin, Rosalind Leigh, qui a accepté d'écrire un livre sur elle, a le sentiment que la meurtrière obèse n'est pas coupable. Mais alors pourquoi ces aveux ? Qui protège-t-elle ? Et pourquoi ?
 
Mon avis: L'histoire est intrigante, tout comme le personnage d'Olive Martin, et c'est pour ça que je suis allée au bout, mais pour le reste... Les autres personnages sont inintéressants, voire énervants, tout comme l'histoire secondaire. Quant à la fin, personnellement, je me suis dit, "Moui, tout ça pour ça...". Malgré tout, l'écriture est agréable, mais je me suis tout de même sentie déçue ; j'ai eu l'impression en fermant le bouquin que c'était une perte de temps.
C'était la deuxième fois que je tentais du Minette Walters, et si j'ai préféré celui-là, le bilan est tout de même négatif...

dimanche 10 mars 2013

Ne le dis à personne, d'Harlan Coben

Quatrième de couverture:
Imaginez...
Votre femme a été tuée par un serial killer.
Huit ans plus tard, vous recevez un e-mail anonyme.
Vous cliquez : une image...
C'est son visage, au milieu d'une foule, filmé en temps réel.
Impossible, pensez-vous ?
Et si vous lisiez Ne le dis à personne... ?
"Un thriller psychologique implacable."
Lire
"Un régal de polar."
Marianne
"Le dénouement (...) laissera pantois d'admiration même les plus blasés des lecteurs de romans policiers."
Olivier Delcroix - Le Figaro littéraire
Cet ouvrage a reçu le prix des lectrices de ELLE
 
Mon avis: Ce roman me fait revoir mon opinion d'Harlan Coben, puisque j'ai été entraînée du début à la fin! Ce roman devait déterminer si je continuerais à lire cet auteur, et c'est le cas!

mardi 4 septembre 2012

Show of evil & Reign in hell, de William Diehl


Quatrième de couverture du premier tome :
A vrai dire, c'est une trilogie, mais j'ai déjà fait un article sur le premier tome, avant de savoir qu'il y avait une suite: Peur primale

Mon avis: Pas plus tard que la semaine dernière, m'a belle-sœur m'a dit un truc qui m'a fait sourire: "J'ai passé l'âge de me forcer à lire un livre." Je suis entièrement du même avis, et d'ailleurs depuis toujours!^^ En dehors des livres rendus obligatoires par le cursus scolaire, je me suis donné comme consigne depuis déjà bien longtemps de ne me forcer à lire un livre que jusqu'au quart. En règle générale (même si je sais qu'il y a des exceptions confirmant cette règle, Stephen King notamment), s'il doit se passer quelque chose, cela se passe dans le premier quart. Si je me force à lire un livre en entier, je ne peux m'empêcher de penser que c'est du temps de perdu pour lire un livre qui me plait, d'autant que ma PAL et ma liste d'envies sont toutes les deux des puits sans fonds. :D
Or, ayant particulièrement aimé Peur Primale (même si j'avoue avoir préféré le film au roman, comme quoi tout arrive), je me suis lancée avec envie dans ces suites, et ai fini par me forcer à lire le dernier roman. La route a été longue, croyez-moi. Une fois le bouquin posé, j'ai été heureuse comme je ne l'avais été depuis longtemps, puisque cela fait quelques années que je n'ai pas été forcée de lire un livre (je dirais trois ans).
Show of evil est ma foi un assez bon livre. L'action met quelques 200 pages à se lancer, mais elle se lance ensuite avec force et rapidité. On retrouve ici Martin Vail et Aaron Stampler avec beaucoup d'appréhension et de fascination, et en-dehors de ces 200 premières pages et des descriptions trop lourdes et trop récurrentes, on reste captivés par cette relation Vail/Stampler qui nous tient en haleine, avec un final ma foi plutôt satisfaisant. Malgré tout, on suit en parallèle de cette histoire principale deux autres affaires criminelles, qui n'ont aucun lien avec Stampler, et j'avoue que cela m'a laissée perplexe, tant j'ai trouvé que cela n'apportait rien d'autre qu'un côté trop "lourdeau" au roman.
Mais le problème majeur de cette trilogie est bien le troisième volume, Reign in hell. Finalement, il n'apporte pas grand-chose à l'intrigue Aaron/Stampler. Perso, j'aurais préféré que le deuxième roman finisse légèrement différemment, et que l'on s'arrête là. En fait, Reign in hell est presque hors-sujet. Il aurait mérité d'être un roman à part. Alors bien sûr, à cela s'ajoute le même problème de descriptions inutiles et de sujets parallèles que les deux autres. Et puis, d'un point de vue beaucoup plus subjectif (même si le reste l'est tout de même), c'était beaucoup trop empreint de religiosité (je ne peux pas dire autrement ici, comprendront ceux qui l'ont lu, s'il y en a^^) à mon goût, et je n'aime franchement pas ce genre d'histoires (même quand c'est du Stephen King, c'est pour vous dire)... En résumé, je me suis demandé pendant tout ce dernier tome où William Diehl voulait nous emmener, et ce jusqu'à la dernière page... Et d'ailleurs, franchement, tout ça pour ça?!?

vendredi 1 juin 2012

Sous les bruyères, de Belinda Bauer

Quatrième de couverture:
Belinda Bauer est une auteure et scénariste anglaise installée au pays de Galles. Sous les bruyères est son premier roman.

Steven n'a que douze ans et pourtant, il entretient une relation épistolaire avec un tueur en série... C'est le seul moyen qu'il a trouvé pour en finir avec cette histoire familiale qui lui emprisonne l'existence.
Car Steven en a assez de creuser la lande à la recherche du corps de son oncle Billy, disparu à peu près au même âge que lui. Persuadé que sa mère et sa grand-mère ne parviendront jamais à faire leur deuil, il entre en contact avec Arnold Avery, incarcéré pour le meurtre de plusieurs enfants dans la région à la même période. Pour Steven, Billy est forcément tombé entre ses griffes. C'est bien pour cela qu'il lui écrit une lettre énigmatique destinée à piquer sa curiosité. Et le stratagème fonctionne ! Le détenu lui répond, et tous deux instaurent une correspondance codée, afin de tromper la vigilance des gardiens.
Mais Steven n'imagine pas dans quel engrenage il a mis le doigt. Car Arnold Avery n'est pas seulement un meurtrier rusé et sans scrupules, il est aussi joueur et s'ennuie depuis beaucoup trop longtemps dans sa cellule...

Mon avis: Comment dire?... En lisant ce livre, j'ai eu l'impression qu'il ne se passait pas grand-chose, je m'ennuyais quelque peu, et pourtant je voulais continuer, je ne pouvais pas lâcher le livre. Etrange...
Au final, après l'avoir terminé, j'ai un peu cette même impression: impossible de vous dire si je l'ai apprécié ou non.
Disons que le personnage principal, Steven, est très attachant, et qu'Arnold Avery reste un personnage fascinant (d'une mauvaise façon, certes). l'écriture est agréable, les différents éléments de l'histoire sont intéressants, mais pas l'histoire en elle-même. Enfin, c'est délicat à expliquer, mais si je dois résumer, c'est un bon livre, mais ne vous attendez pas à du grandiose, à être chamboulés.
Navrée de ne pas pourvoir être plus claire...

dimanche 22 avril 2012

Dans les bois, de Harlan Coben

Quatrième de couverture:
Paul, jeune procureur,a connu bien des drames dans sa vie, mais sa douleur la plus vive reste la disparition de sa sœur adolescente, 20 ans plus tôt, dans les bois où a sévi un tueur en série. Lorsqu'il est appelé pour l'identification d'un corps, le passé - ses questions, ses secrets, ses menaces - ressurgit. La victime n'est autre que l'un des garçons qui avaient disparu à l'époque. S'il était en vie tout ce temps, sa sœur l'est-elle aussi ?
 
Mon avis: Pas grand-chose à dire ici; j'ai été entraînée rapidement dans l'histoire, et le livre m'a beaucoup plus plu que le premier Coben que j'avais lu. Mais je ne l'ai pas non plus trouvé exceptionnel. Surtout que la traduction fais mal aux yeux (le pire ça a été "enquêteuse").
Voilà donc un bon polar qui mérite d'être lu, mais pas qu'on se précipite dessus.

vendredi 25 novembre 2011

Sans un mot, d'Harlan Coben

Quatrième de couverture :
Jusqu'à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, ils se décident à installer un logiciel de contrôle.
Un jour, un mail inquiétant. Et Adam disparaît. sans un mot...
C'est alors que tout bascule.

"Un excellent cru !" Laurent Fialaix - Questions de femmes
"Ce nouveau roman n'échappe pas à la règle du suspense parfaitement maîtrisé, des rebondissements spectaculaires, des héros crédibles pris dans un étau horrifiant." Tatiana de Rosnay - Journal du dimanche 


Mon avis : L'histoire et les personnages sont sympas, et j'ai été intéressée du début à la fin, mais je suis tout de même un peu déçue. C'est le premier Harlan Coben que je lis, et je ne trouve pas ça aussi passionnant qu'un bon Chattam, ou que Le Concile de pierre de Grangé.
Tout d'abord, j'ai été perdue du début à la fin. On suit au moins neuf personnages ou points de vue en même temps, et il faut à chaque fois un temps d'adaptation pour trouver de qui on parle, car on n'a pas vraiment le temps de retenir le nom des personnages à chaque fois (sauf les personnages de la famille "principale"). D'habitude, j'aime la succession des points de vue de différents personnages, mais là c'est beaucoup trop. Ca laisse une certaine frustration à chaque nouveau changement de point de vue, et la lecture n'est donc pas pleinement agréable.
En plus de cela, une fois le livre refermé, j'ai eu l'impression que la fin était trop facile, trop rapidement classée. Alors que l'auteur nous a laissés dans le noir total (à ce stade ce n'est même plus du flou), et qu'on ne comprenait jamais rien de ce qui se passait, même quand on sait de quel personnage il s'agit.
En résumé, même s'il arrive à nous maintenir en haleine tout au long de l'histoire, l'auteur ne nous met tout de même pas assez dans la confidence. C'est lui qui tient les rennes, et on comprend rapidement que nous ne sommes pas dignes de comprendre avant que lui-même ne le décide.
Je préfère un auteur qui nous laisse dans le suspense tout en essayant de nous mettre dans la confidence, de nous faire comprendre, de nous faire deviner, grâce à des indices, des détails, des révélations. Quitte à nous retourner comme une crêpe à la fin quand on comprend qu'on avait la mauvaise réponse tout du long.
J'avoue avoir été quelque peu "dégoûtée" ici. Cependant, je vais laisser à Harlan Coben encore une ou deux chances de me séduire avant de l'envoyer dans les oubliettes.

La Promesse des Ténèbres, de Maxime Chattam

Quatrième de couverture :
New York, mégalopole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leurs victimes. Où l'industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse
Au cœur de la cité, le journaliste Brady O'Donnel, dans le sillage de Rubis, femme mystérieuse et envoûtante, entame une enquête à hauts risques. L'enfer lui ouvre ses portes, fidèle à la promesse des ténèbres.

"(...) machiavélique à souhait, le dernier thriller de notre Stephen King français est parfait." Elodie Marillier - Le Point

Mon avis : Malgré une qualité d'écriture et une investigation très intéressantes, je ne conseille pas forcément ce livre. Si vous êtes vraiment (mais vraiment) bien accroché, allez-y, ça vaut le coup, mais sinon, vous n'arriverez pas indemne à la fin. Psychologiquement, ce livre est vraiment très difficile à supporter, surtout en tant que femme. Les atrocités sexuelles subies par les différents personnages (surtout une) sont choquant et on ne s'imagine que trop bien la souffrance et l'humiliation ressenties.
A cela s'ajoute que la fin est atroce. Je ne peux malheureusement en dire plus, de peur de faire trop de spoilers, vous verrez (peut-être) par vous-même.
(Pour ceux qui se demandent où se place ce roman dans l'œuvre de Maxime Chattam, disons que l'éditeur n'est pas très clair, mais je pense que La Promesse des Ténèbres est en réalité un pont (un lien si vous préférez) entre le Cycle de l'Homme et de la Vérité et la Trilogie du Mal)

Le Cycle de l'Homme et de la Vérité, de Maxime Chattam (3 tomes)


Titres des différents volumes :
- Les Arcanes du Chaos
- Prédateurs
- La Théorie Gaïa

Quatrième de couverture du premier tome :
Célibataire parisienne sans histoires, Yael est loin de se douter qu'il existe des secrets qui mettent en danger ceux qui les découvrent. Le jour où des ombres apparaissent dans ses miroirs pour lui parler codes secrets et sectes millénaires, elle se croit folle ou possédée.
Projetée dans un jeu de piste infernal, pourchassée par des tueurs, Yael se retrouve au cœur d'une lutte ancestrale. Des catacombes de Paris aux gorges hantées de Savoie, jusqu'au New York des milliardaires, la vérité ne doit pas survivre.
Qui n'a jamais rêvé de tout savoir sur l'assassinat de JFK ? Sur le 11 septembre ? Et si l'histoire n'était que manipulation ? Quand le diable s'en mêle, la terreur ne fait que commencer...

"En quelques livres, il a prouvé avec éclat que le genre très américain du thriller pouvait faire florès en France."
Le Figaro Littéraire

Mon avis : J'avais lu Les Arcanes du Chaos il y a quelques années, et j'avais été complètement soufflée. Le thriller politisé, même pour quelqu'un qui ne l'est pas (politisé), c'est impressionnant! On est tenu en haleine du début à la fin et on reste choqué au terme du bouquin.
Avant d'aller plus loin, je me dois de préciser que c'est un cycle, et non pas une trilogie. En effet, les histoires sont indépendantes les unes des autres, seul les relie le thème sous-jacent : le mal que chaque homme porte en soi, et les secrets que recèlent la politique.
Ainsi donc, je passe au deuxième livre, Prédateurs. Celui-là est celui qui m'a le moins plu des trois. C'est un excellent thriller, mais moins choquant, moins époustouflant. Par contre, c'est bien gore (âme sensibles donc, s'abstenir). En (très) gros, ça raconte l'enquête menée pendant la guerre sur le terrain pour découvrir le meurtrier qui agit en mettant en scène ses victimes. L'histoire est tout de même bien ficelée, et les personnages et évènements très intéressants. On est tenu en haleine également, et on n'arrête pas de soupçonner tout le monde. La fin ne m'a pas particulièrement satisfaite, mais c'est sans doute juste une question de goûts...
En ce qui concerne La Théorie Gaïa, j'avoue avoir eu besoin de plus de temps que pour les autres pour arriver à vraiment me mettre dedans. Je ne peux pas vraiment vous raconter l'histoire, car même en résumant, j'en dirais sans doute trop. Mais une fois l'intrigue commencée, je n'ai plus pu la quitter. Enfin, si. En partie. En réalité, le roman suit deux histoires parallèles qui s'entrecroisent. Et il y en a une qui est pleine de suspense et d'évènements plus ou moins extraordinaires, alors que l'autre est plutôt le complément d'explications de la première. Mais au final, le livre est tout de même splendide.
Je vous conseille donc vivement ce cycle. Surtout Les Arcanes du Chaos et La Théorie Gaïa, bien que Prédateurs aussi (mais dans une moindre mesure).
Par contre, si vous êtes plutôt sensible, abstenez-vous et ne lisez que Les Arcanes du Chaos.

Le Concile de pierre, de Jean-Christophe Grangé

Quatrième de couverture:
Un enfant venu du bout du monde dont le passé mystérieux resurgit peu à peu. Des tueurs implacables lancés à sa poursuite.
Une femme prête à tout pour le sauver. Même au prix le plus fort.
Un voyage hallucinant jusqu'au cœur de la taïga mongole. Là où règne la loi du Concile de pierre : celle du combat originel, quand l'homme, l'animal et l'esprit ne font plus qu'un. Tous prêts à l'apocalypse.

Avec ses deux premiers romans, Jean-Christophe Grangé avait déjà stupéfié jusqu'aux plus grands maîtres américains (450 000 ex. vendus en France, 20 traductions dans le monde entier) et provoqué l'enthousiasme des cinéastes : productions internationales et budgets records pour les adaptations des Rivières Pourpres et du Vol des cigognes.
Le Concile de pierre va encore plus loin. Il "explose" littéralement les limites du thriller traditionnel.
 
Mon avis: Un très bon thriller, qui nous tient rapidement, et jusqu'à la fin, en haleine. Un soupçon de surnaturel (ou presque) pour pimenter l'expérience.
La fin est peut-être un peu rapidement expédiée, mais pas bâclée pour autant.
Non, vraiment, j'ai beaucoup aimé!

Rose Madder, de Stephen King

Quatrième de couverture:
MIEUX VAUT NE PAS PENETRER DANS LE MONDE DE ROSE MADDER SANS Y ETRE INVITE...

Quatorze ans de mariage, quatorze ans de mauvais traitements : toute la vie de Rosie. Un enfer ! Doublé d'une obsession : fuire son tortionnaire de mari, flic jaloux, bourreau sadique, prêt à la massacrer à toute occasion.
900 kilomètres suffiront-ils à la préserver de Norman ? Qui donc pourrait lui venir en aide ? Personne en ce monde. Mais il existe un autre monde. Celui de Rose Madder. Cette femme n'est peut-être qu'un personnage de tableau, une hallucination. Elle possède pourtant un pouvoir étrange. Un pouvoir dont Rosie pourrait profiter. A moins qu'en traversant la toile, elle ne déchaîne l'apocalypse...

Après Jessie et Dolores Claiborne, le plus génial explorateur des zones obscures de notre inconscient se glisse une fois encore dans la peau d'une femme à l'air fêlé, habitée par la peur. Cette peur qui conduit aux actes les plus fous, aux passions les plus noires.

Mon avis: Très bien ! Stephen King arrive à rendre fantastique une histoire loin de l'être... Excellent !
J'ai vraiment beaucoup aimé, on est pris dés le début, contrairement à certains autres livres de cet auteur.
Quant aux personnages, on ressent très rapidement des sentiments forts pour eux (positifs ou négatifs). Ou plus spécialement, c'est Normal qu'on déteste dés le début, et de plus en plus à mesure que l'hisoire avance.
Pour ce qui est de tout ce qui est lié au tableau, c'est original et captivant.
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, et je le conseille vivement, à condition d'avoir le coeur accroché !

jeudi 24 novembre 2011

Charlie, de Stephen King

Quatrième de couverture:
Pas plus que les autres, vous ne résisterez à Charlie, une irrésistible petite fille de huit ans, et vous comprendrez alors ce qui arrive quand l'innocence et la beauté sont confrontées aux forces du mal...
Un homme et une femme font l'objet d'une expérience scientifique ultra-secrète du gouvernement américain sur les pouvoirs psychiques. Ils avaient tout prévu sauf que cet homme et cette femme auraient un an plus tard une fille : Charlie...
Avec cet ouvrage, Stephen King a réussi tout à la fois son meilleur suspense et son plus grand roman. Il conjugue avec un art inimitable l'ambiguïté, la violence, la peur, la tendresse, l'émotion... Envoûtant.


Mon avis: Great! Vraiment un bon bouquin. Je veux dire, les Stephen King sont souvent bons, mais celui-là est vraiment très bon ; je le conseille vivement! En plus, l'action commence dés le début, contrairement à la plupart de ses livres, ce qui est très bien!

mercredi 23 novembre 2011

Peur Primale, de William Diehl

(Attention, âmes sensibles, le deuxième paragraphe de la quatrième de couverture, celui entre crochets, est un peu gore)

Quatrième de couverture:
Précédemment paru sous le titre Terreur extrême, ce livre a connu un énorme succès aux États-Unis avant d'être adapté au cinéma, avec Richard Gere dans le rôle de Martin Vail.

[Une nuit d'hiver à Chicago. Richard Rushman, un archevêque aimé et respecté de tous, est assassiné. Sauvagement mutilé : un 666 (le chiffre du Diable) est gravé sur son abdomen et ses organes génitaux ont été tranchés et enfoncés dans sa bouche...]
La police arrive aussitôt sur les lieux du crime, fouille les environs et trouve dans le confessionnal un adolescent à l'air angélique, couvert de sang des pieds à la tête, un couteau de cuisine à la main. Qui nie en tremblant toute participation au crime.
Seul, Martin Vail accepte d'assurer la défense du suspect, Aaron Stampler. Avocat anticonformiste, champion des causes désespérées, il veut croire en l'innocence de son client. Même si toutes les preuves l'accablent. Même si Aaron a un comportement pour le moins étrange...
Aidé de son équipe, Vail enquête sur le passé du jeune homme, sur la véritable personnalité de l'archevêque et fait des découvertes terrifiantes.

Mon avis:Dans l'ensemble, le bouquin est très bien. Encore une fois, je tiens à déplorer la traduction qui laisse des mots comme "district attorney" et "prosecutor" dans le texte, et qui utilise des mots qui ne sont plus tellement utilisés dans la langue française. Je troue cela dommage quand les auteurs/traducteurs utilisent des mots qui donnent un caractère "vieux jeu" à un texte qui n'est pas si vieux que cela. Mais bon... Ce n'est que mon avis perso!
Ah oui, j'ai trouvé aussi que parfois il y avait des passages qui n'avaient pas grand intérêt, comme les histoires de personnages secondaires, voire des personnages tertiaires. Un peu à la manière de Stephen King.
Par contre, comme le laisse présager la quatrième de couverture, il y a des passages un peu gores, et d'autres un peu crus. Et le langage est parfois assez vulgaire.
Bon, je me rends compte qu'en fait mon avis paraît négatif alors que non, au contraire, j'ai adoré ce bouquin! L'intrigue est sympa. La fin est spectaculaire. Les personnages sont attachants. Enfin je le recommande! Après réflexion, c'est p'têt parce que le style de ce livre ressemble tellement à celui de Stephen King que je l'ai autant apprécié...

Adaptation cinématographique: J'ai vu le film bien avant de lire le livre, et il m'avait beaucoup plu, notamment la fin, qui m'avait paru plus surprenante (choquante? angoissante?) que dans le livre... mais c'est peut-être parce que je savais déjà ce qui allait se passer quand j'ai lu le livre, je ne sais pas trop...
Le film est plutôt bien fait, en tant que tel et en tant qu'adaptation. On peut cependant regretter certains aspects qui ont été négligés, voire absents dans le film. Notamment les recherches menées au village natal d'Aaron, grâce auxquelles on comprend bien mieux le personnage, et comment il a été "construit", façonné, par sa vie d'avant.