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vendredi 25 novembre 2011

La ligne verte, de Stephen King (6 tomes)

Titres des différents volumes :
- Deux petites filles mortes
- Mister Jingles
- Les mains de Caffey
- La mort affreuse d'Edouard Delacroix
- L'équipée nocturne
- Caffey sur la ligne

Quatrième de couverture du premier tome :
Peut-on encore écrire des romans en épisodes, comme cela se faisait autrefois ? Rédiger dans l'urgence, créer chaque mois le suspense, suivre les réactions de ses lecteurs... Stephen King relève ici le défi !
 
Octobre 1932. Pénitencier d'État, Cold Moutain, Louisiane.
A l'écart des autres, le bloc E.
Celui des condamnés à mort.
L'antichambre de l'enfer.
Au bout du long corridor vert, la chaise électrique, Miss Cent Mille Volts au répugnant baiser...

Sa prochaine victime, John Caffey.
Un géant. Le meurtrier des petites jumelles Detterick. Surpris devant leurs cadavres ensanglantés.
Étrangement absent. Si calme...
Paul, le gardien-chef, l'accueille comme les autres, sans états d'âme...

Et pourtant... L'air est étouffant...
Quelque chose se trame...
Le regard troublant du condamné, les provocations sadiques de Percy Wetmore, une exécution de trop...?

Un rouage va lâcher. Mais lequel ?
Pourquoi ? Et qui manipule Mister Jingles, cette étrange souris trop curieuse et trop savante ?

Le suspense ne fait que commencer...

Mon avis : Très bien, malgré les répétitions (série-feuilleton oblige). Agréable à lire, des personnages attachant ou bien détestables très rapidement, une fin comme il faut.
Par contre, cela m'a paru étrange à lire car je n'ai pas du tout reconnu le style de Stephen King. Mais c'était tout de même une très bonne lecture, que j'avais envie de faire depuis très longtemps. C'est maintenant chose faite, et je vous conseille d'en faire de même!

Adaptation cinématographique : J'ai commencé le livre en étant très imprégnée du film, que j'avais déjà vu plusieurs fois, des années plus tôt (ce film est l'un de mes préférés). Du coup, j'avais tendance à lire le livre comme une adaptation du film, et non le contraire.
A l'exception des passages à la maison de retraite (qui, selon moi, sont loin d'être indispensables), le film suit presque au mot à mot les cinq premiers volumes. Cependant, il prend beaucoup plus de distance quant aux évènements du dernier tome.
Personnellement, j'ai, de manière générale, préféré le film (ce qui est très rare), mais c'est peut-être parce que le film m'avait (et de loin) déjà conquise avant que je me mette dans le livre. Je ne regrette cependant pas d'avoir lu cette grande œuvre, qui apporte tout de même, surtout vers la fin, des détails qui n'apparaissent pas dans le film.

Twilight, de Stephenie Meyer (4 tomes)

Un article un peu particulier, qui est en fait le résultat d'un devoir sur table pendant un cours de littérature contemporaine, où l'on devait faire une critique (positive ou négative) d'un livre de notre choix. Pour ma part, j'ai enfin pu m'en donner à cœur joie en ce qui concerne la tétralogie de Stephenie Meyer.

"Suite à l'engouement suscité par la tétralogie qui a lancé la carrière littéraire de Stephenie Meyer, nous avons décidé de nous atteler à cette lecture, qui, il faut l'avouer, est plutôt décevante. Retour sur la série des Twilight.
Nous traiterons ici de la série dans son ensemble, en laissant cependant de côté le dernier volume, Révélation, dont la qualité est moins contestable.
Commençons par étudier les titres français, qui révèlent déjà deux des gros problèmes de la tétralogie : la traduction et la prévisibilité.
Alors que les titres anglais (Twilight, New Moon et Eclipse) sont plutôt subtils quant à ce qu'ils révèlent de l'histoire, les titres français sont on ne peut plus explicites. Le tome 1, Fascination, rapporte la fascination qu'un jeune homme suscite chez une jeune femme. Soit, si on ne connaît pas du tout l'histoire, on ne peut pas le deviner, ou en tout cas en être sûr. Cependant, après la lecture de ce volume, lorsqu'on ouvre le second volet et que l'on voit le titre Tentation, on se doute bien qu'un autre jeune homme irrésistible va faire son apparition de la belle (qui s'appelle Bella, soit dit en passant). De même dans le livre suivant, Hésitation ; on s'imagine déjà la jeune femme essayant de choisir entre les deux.
A dire vrai, l'histoire aurait pu être originale. Les thèmes de base : les vampires et autres bêtes de l'ombre et l'amour impossible, ne sont pas nouveaux, mais sont pourtant amenés sous un angle novateur, ne serait-ce qu'en les associant dans un monde moderne. S'ajoutent à cela les faits que les vampires sont représentés d'un point de vue positif, et que l'amour est interdit non pas pour des raisons religieuses, sociales, etc, mais simplement à cause d'un danger mortel.
Pourtant, l'histoire se résume à une série de clichés. Je vous laisse juger par vous-mêmes.
Bella, à la suite du remariage de sa mère, décide de venir vivre chez son père, qu'elle connaît peu, dans une ville où il pleut toujours. Ses relations avec son père sont difficiles, et son intégration au lycée n'est pas fulgurante. Un jour, son regard tombe sur le garçon le plus beau du lycée, Edward, et c'est le coup de foudre. Quelques jours plus tard, alors qu'il avait réussi à cacher son secret pendant des années, Edward se retrouve obligé de le dévoiler à Bella. Il s'avère que ce jeune homme fait partie d'une famille de gentils vampires qui ne se nourrissent que de sang d'animaux afin de pouvoir vivre paisiblement parmi les humains, et non pas caché au fond d'un cercueil. S'ensuivent amour réciproque mais impossible, secrets, courses-poursuites avec d'autres vampires, kidnapping, loups-garous, et d'innombrables dangers pour Bella.
S'il n'y avait que ce problème de prévisibilité, l'histoire en resterait sans doute sympathique à lire. Malheureusement, à cela s'ajoute la pauvreté des personnages stéréotypés qui n'évoluent pas.
Bella restera durant les trois premiers livres l'adolescente têtue et aveuglément amoureuse qui dit assumer ses responsabilités alors qu'elle ne le fait pas. De la même manière, elle ne sent jamais arriver un danger, pourtant prévisible au vu de la situation ou de ses actes. A force de fréquenter des vampires et donc d'être sujette à la peur et au danger, on pourrait croire qu'elle évoluerait, mais ce n'est absolument pas le cas.
Son père, Charlie, n'apprend rien non plus de ses relations avec elle, et n'arrive donc pas à les éliminer.
Et la liste pourrait être longue.
Parlons maintenant de la forme, et donc de la langue.
Tout d'abord, l'édition est loin d'être parfaite. Quelques énormités orthographiques et syntaxiques parcourent les pages de cette tétralogie, et il y a même un tome dans lequel il manque une ligne.
Nous avons déjà parlé de la traduction en ce qui concerne le titre ; mais même dans le texte, elle contient certaines absurdités qui gênent parfois la compréhension de la situation.
Cependant, même sans parler de traduction, l'écriture reste très simple, trop simple. On lit des phrases inutiles, des explications insignifiantes, comme si l'auteure avait trop voulu en faire.
C'est ici une qualité d'écriture qui n'est même pas de niveau populaire, mais bien de niveau enfantin.
De manière générale, cette série n'est pas un chef-d'œuvre, même si la lecture peut en être agréable pour un public adolescent.
Cependant, il est à noter que la qualité générale s'améliore légèrement au fil des volumes. C'est surtout le cas dans le dernier tome, Révélation (Breaking Dawn), qui présente une situation originale, des personnages plus évolués et moins stéréotypés, et une écriture plus mature.
On voit donc bien l'évolution de l'écriture de Stephenie Meyer, qui, comme le laissait présager ce dernier opus, a sorti par la suite une œuvre beaucoup plus mature, et d'une qualité bien meilleure : Les Âmes Vagabondes (The Host)."

Rose Madder, de Stephen King

Quatrième de couverture:
MIEUX VAUT NE PAS PENETRER DANS LE MONDE DE ROSE MADDER SANS Y ETRE INVITE...

Quatorze ans de mariage, quatorze ans de mauvais traitements : toute la vie de Rosie. Un enfer ! Doublé d'une obsession : fuire son tortionnaire de mari, flic jaloux, bourreau sadique, prêt à la massacrer à toute occasion.
900 kilomètres suffiront-ils à la préserver de Norman ? Qui donc pourrait lui venir en aide ? Personne en ce monde. Mais il existe un autre monde. Celui de Rose Madder. Cette femme n'est peut-être qu'un personnage de tableau, une hallucination. Elle possède pourtant un pouvoir étrange. Un pouvoir dont Rosie pourrait profiter. A moins qu'en traversant la toile, elle ne déchaîne l'apocalypse...

Après Jessie et Dolores Claiborne, le plus génial explorateur des zones obscures de notre inconscient se glisse une fois encore dans la peau d'une femme à l'air fêlé, habitée par la peur. Cette peur qui conduit aux actes les plus fous, aux passions les plus noires.

Mon avis: Très bien ! Stephen King arrive à rendre fantastique une histoire loin de l'être... Excellent !
J'ai vraiment beaucoup aimé, on est pris dés le début, contrairement à certains autres livres de cet auteur.
Quant aux personnages, on ressent très rapidement des sentiments forts pour eux (positifs ou négatifs). Ou plus spécialement, c'est Normal qu'on déteste dés le début, et de plus en plus à mesure que l'hisoire avance.
Pour ce qui est de tout ce qui est lié au tableau, c'est original et captivant.
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, et je le conseille vivement, à condition d'avoir le coeur accroché !

jeudi 24 novembre 2011

Sula, de Toni Morrison

Quatrième de couverture:
Au cœur de l'Amérique profonde, deux petites filles noires s'inventent une autre vie, plus riche, plus drôle, plus libre surtout que la dure réalité qui les entoure. L'âge venant, Sula la rebelle part rouler sa bosse dans les grandes villes alors que Nel, la sage, accomplit sa vocation de mère et d'épouse. Quarante ans après, elles font leurs comptes, s'opposent et incarnent chacune à sa manière la farouche énergie de la femme noire face aux hommes si vulnérables.
Toni Morrison, déjà prix Pulitzer en 1988 pour Beloved, a reçu le prix Nobel de Littérature en 1993 pour l'ensemble de son œuvre.


Mon avis: Troisième livre de Toni Morrison que je lis, et je soutiens: elle est vraiment bizarre. A chaque fois, je ne peux pas dire que je n'aime pas, juste que c'est vraiment bizarre... Qu'en tout cas ce ne sont pas des bouquins que je veux dans ma bibliothèque personnelle. Mais que j'ai été assez intéressée pour finir les bouquins.
Ce sont toujours des histoires pleines de violence, de sexe, de racisme, d'infanticide, de relations étranges entre parents et enfants, d'enfances traumatisantes... Un peu glauque quoi.
Je ne peux pas dire que j'aime et que je conseille.
Je ne peux pas dire que je déteste et que je déconseille vivement...
Sur ce coup-là, c'est à vous de voir! Moi, en tout cas, c'était sans doute la dernière chance que je donnais à Toni Morrison... mais je ne regrette pas d'avoir tenté.

My sister's keeper, de Jodi Picoult

Quatrième de couverture:
Sara Fitzgerald's daughter Kate is just two years old when she is diagnosed with a rare form of leukaemia. Reeling with the helpless shock of it, Sara knows she will do anything – whatever it takes – to save her child.
Then the test results come back time and again to show that no one in their family is a match for Kate. If they are to find a donor for the crucial bone marrow transplant she needs, there is only one option: creating another baby, specifically designed to save her sister. For Sara, it seems the ideal solution. Not only does Kate live, but she gets a beautiful new daughter, Anna, too.
Until the moment Anna hands Sara the papers that will rock her whole world. Because, aged thirteen, Anna has decided that she doesn't want to help Kate live any more. She is suing her parents for the rights to her own body.

'Highly gripping' **** Heat
'Heartbreaking yet mesmerising' Woman's Weekly
'This astonishing novel is beautifully and thoughtfully written' Good Housekeeping

Mon avis: Waouh ! Magnifique ce livre !
Ce livre est super, je le conseille vivement ! Enfin, c'est dur comme histoire. On est triste pour tout le monde (enfin presque, je n'aime pas trop la mère, et en même temps, on ne peut que lui accorder que sa situation n'est pas aisée). Et on se laisse prendre à l'histoire dés le début.
Quant à la fin, elle est juste spectaculaire, sur tous les points. Franchement, on reçoit choc sur choc, et c'est formidable.
Pour ce qui est de l'écriture, rien à redire, au contraire ! J'adore les histoires à plusieurs narrateurs (on entre dans la tête de tout le monde, et on voit le point de vue de chacun, suivant le chapitre), et c'est le cas ici !
Non, franchement, je le conseille vivement, il est vraiment excellent !

Adaptation cinématographique: En toute franchise, le film en lui-même est très doux, très attendrissant... très beau!
Mais alors en tant qu'adaptation, il est simplement mauvais. Il fait ce que l'on reproche à la mère dans le bouquin: il se focalise sur Kate au détriment d'Anna, sur Anna au détriment de Jessie.
La fin, surprenante et spectaculaire de mon point de vue dans le bouquin, est non pas mauvaise, mais pas surprenante non plus. Elle est somme toute banale, quoique belle tout de même.
Je comprends qu'il manque plein de choses à cause de la durée moyenne d'un film, même si je m'en plains tout de même parce que l'histoire perd vraiment beaucoup de subtilités et de choses touchantes et/ou importantes. Cependant, je n'ai pas compris pourquoi dans le film ils ont décidé de changer l'âge d'Anna. Treize ans, ça me paraissait bien au vu de la maturité du personnage ainsi que de son geste lourd de conséquences.
Au final, bah c'est une adaptation quoi... Et moi, les adaptations... je préfère les voir avant de lire le bouquin, sinon c'est déception assurée, et là ça l'a été!

The color purple, d'Alice Walker

Quatrième de couverture:
Winner of the Pulitzer Prize and a National Book Award

The Color Purple is a classic. With over a million copies sold in the UK alone, it is hailed as one of the all-time 'greats' of literature, inspiring generations of readers.

Set in the deep American South between the wars, it is the tale of Celie, a young black girl born into poverty and segregation. Raped repeatedly by the man she calls 'father', she has two children taken away from her, is separated from her beloved sister Nettie, and is trapped into an ugly marriage. But then she meets the glamorous Shug Avery, singer and magic-maker –a woman who has taken charge of her own destiny. Gradually Celie discovers the power and joy of her own spirit, freeing her from her past and reuniting her with those she loves.

'She is one of the most gifted writers in her country' Isabel Allende

'The Color Purple is a work to stand beside literature for any time and any place. It needs no category other than the fact that it is superb.' Rita Mae Brown

Mon avis: J'ai voulu lire ce livre, et j'ai bien fait!
Bon, lire en anglais n'est déjà pas des plus aisés, mais en plus ici on lit des lettres écrites par Celie, qui est une pauvre noire du sud de l'Amérique entre les deux guerres pas très intelligente, donc le langage est assez difficile à lire. Mais en fait, la lecture a été beaucoup plus facile et rapide que je ne l'aurais pensé!
Et bien entendu, comme à la fin du film, j'ai beaucoup pleuré à la fin du livre! :-D

Adaptation cinématographique: Bon, je pense que la plupart d'entre vous connaît le film... Si ce n'est pas le cas, vous loupez vraiment un chef-d'œuvre (et je ne dis pas cela seulement parce que ma Whoopy chérie joue dedans!), et vous devriez courir vous le procurer aussitôt cette lecture terminée! :-D
Après lecture, et malgré les différences parfois importantes, je pense que le film est non seulement un bon film, mais en plus une très bonne adaptation! Je conseille les deux donc!

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates

Quatrième de couverture:
Elles se rencontrent au cœur des années soixante-dix, camarades de chambre dans un collège prestigieux où elles entament leur cursus universitaire. Genna Meade, descendante du fondateur du collège, est la fille d'un couple très "radical chic", riche, vaguement hippie, opposant à la guerre du Vietnam et résolument à la marge. Minette Swift, fille de pasteur, est une boursière afro-américaine venue d'une école communale de Washington.
Nourrie de platitudes libérales, refusant même l'idée du privilège et rongée de culpabilité, Genna essaye sans relâche de se faire pardonner son éducation élitiste et se donne pour devoir de protéger Minette du harassement sournois des autres étudiantes. En sa compagne elle voit moins la personne que la figure symbolique d'une fille noire issue d'un milieu modeste et affrontant l'oppression. Et ce, malgré l'attitude singulièrement déplaisante d'une Minette impérieuse, sarcastique et animée d'un certain fanatisme religieux. La seule religion de Genna, c'est la piété bien intentionnée et, au bout du compte inefficace, des radicaux de l'époque. Ce qui la rend aveugle à la réalité jusqu'à la tragédie finale. Une tragédie que quinze ans –et des vies détruites— plus tard, elle tente de s'expliquer, offrant ainsi une peinture intime et douloureuse des tensions raciales de l'Amérique.

Membre de l'Académie américaine des Arts et des Lettres, professeur de littérature à Princeton, titulaire de multiples récompenses littéraires (dont le prix Femina étranger en 2005), Joyce Carol Oates occupe depuis longtemps une place au premier rang des écrivains contemporains.


Mon avis:
Encore une fois, la syntaxe m'a un peu dérangée... Encore une fois, la narratrice avait tendance à passer du coq à l'âne. En plus, parfois, on avait l'impression que ce n'était pas elle qui parlait, alors que c'était bel et bien elle. Les phrases étaient aussi un peu trop souvent nominales à mon goût.
Mais tout ceci n'était pas très désagréable en fait. Seulement déstabilisant et parfois dérangeant.
Pour ce qui est de l'histoire, j'ai beaucoup aimé! Encore une fois, l'écriture un peu étrange ne gâche en rien le livre qui nous montre la folie du fanatisme religieux ou politique, surtout dans ce monde de difficultés interraciales.
En conclusion, je vous conseille ce livre!

Jessie, de Stephen King

Quatrième de couverture:
Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gerald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes... si elles appellent à l'aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ?

Aucun des précédents romans de King ne prépare au huis-clos terrifiant de
Jessie, à cette lente exploration de nos phobies et de nos cauchemars les plus sombres. L'histoire de Jessie, sa dernière victime, montre à quel point il ne faut avoir peur que de soi-même.

"King est le marionnettiste de nos fantasmes. Il va jusqu'au bout... Chaque fois, le détail tue."
L'Express

Mon avis:
Boh, ce n'était pas palpitant comme bouquin, mais c'était tout de même très bien. Répugnant à souhait à un moment même!^^
Ben comme souvent avec Stephen King, c'est un roman qui raconte le psychologique plus que les faits... C'est pour ça qu'il est bon ; il est capable de ne pas nous ennuyer avec quasi-rien que du psychologique! C'est un champion de l'écriture ce gars, je vous jure!
Bref, ce n'est pas un de ses meilleurs bouquins, mais si vous aimez l'auteur, celui-là est tout de même à lire!

Thirteen reasons why, de Jay Asher

Quatrième de couverture:
Clay Jensen returns home to find a strange package with his name on it. Inside he discovers several cassette tapes recorded by Hannah Baker –his classmate and first love— who committed suicide two weeks earlier.
Hannah's voice explains there are thirteen reasons why she killed herself. Clay is one of them. If he listens, he'll find out why.
All through the night, Clay keeps listening –and what he discovers changes his life...
Forever.

You can hear Hannah's tapes at hannahsreasons.blogspot.com

Mon avis: Très positif! J'ai beaucoup aimé ce bouquin, du début à la fin. C'est très prenant.
C'est également surprenant de voir comment des choses qui peuvent être vues comme inoffensives sont ici, on s'en rend de plus en plus compte au fil des cassettes, capables de mener au suicide. Je veux dire, l'histoire n'est pas vraie en elle-même, mais elle est très réaliste, et sûrement proche de la vérité qui pousse tous ses ados à se suicider.
Par contre, je ne sais pas vraiment quoi penser de la fin... Elle ne me satisfait pas, et pourtant, je ne vois pas comment ça aurait pu finir autrement. Enfin si, moi je verrai bien une autre fin possible, qui m'aurait beaucoup plus plu, mais c'est un peu capillo-tracté, et peut-être en désaccord avec certains aspects de l'histoire alors bon... Même si je pense que ça aurait quand même bien collé! :-D
Bref, je ne conseille pas ce bouquin en cas de dépression, mais en dehors de ça, si, absolument! :-D

Misery, de Stephen King

Quatrième de couverture:
Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée, avec plaisir.
Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d'argent, mais l'a aussi étouffé : sa mort l'a enfin libéré.
Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d'Annie Wilkes, l'infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d'avoir fait mourir Misery Chastain.
Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery Chastain. Il n'a pas le choix...

Seul Stephen King pouvait écrire un pareil cauchemar. Un sommet de la démesure, un délire d'une logique implacable.

Stephen King a connu, depuis la publication de son roman Carrie, un succès phénoménal qui ne s'est jamais démenti à ce jour. Il est en passe de devenir l'auteur américain le plus lu au monde.

Mon avis:
Je n'étais pas à 100% motivée pour lire le livre. J'ai donc eu du mal à me mettre dedans, mais en fait ça finit par se faire tout seul. Mine de rien, on se prend à l'histoire sans vraiment s'en apercevoir... On s'attache au personnage principal, ou plutôt, on le prend en pitié. Et contre toute attente, ça nous arrive aussi de nous attacher ou de prendre pitié de la vilaine madame... mais pas longtemps, on se reprend vite fait, bien sûr!
Bon, inutile de le dire, âme sensible, s'abstenir! Bien sûr, c'est du Stephen King, n'oublions pas! Toujours autant de talent, bien entendu! Et on en redemande encore et toujours!
Bref, je conseille, si on aime l'auteur. Cependant, c'est loin d'être mon préféré de lui, même si, une fois n'est pas coutume, on est lancé directement dans l'histoire. Ça fait du bien de temps en temps, et ça nous montre que S.K. est capable de ne pas nous faire attendre la fin pour atteindre l'excellent!

Adaptation cinématographique: J'ai vu le film il y a quelques années, et je n'avais pas aimé... D'ailleurs, le seul moment qui m'est resté en mémoire, c'est le moment qui m'a choqué, quand elle lui casse les pieds (au sens propre :-D). Moment qui n'existe d'ailleurs pas dans le bouquin, soit dit en passant...

Beloved, de Toni Morrison

Quatrième de couverture:
Toni Morrison prétend être entrée en littérature par effraction. Pourtant, en 1993, elle devient la huitième femme et le premier écrivain noir américain couronné par le prix Nobel. C'est en 1988 qu'elle reçoit une première consécration – le prestigieux prix Pulitzer – pour son cinquième roman, Beloved.
"Beloved est une inscription gravée sur une tombe : le nom d'un fantôme. Celui d'une petite fille égorgée par sa mère, une esclave noire évadée d'une plantation en 1870. Un crime commis au nom de l'amour et de la détresse pour que l'enfant ne retombe pas aux mains du maître. A travers la malédiction d'un bébé qui revient hanter sa mère, le roman de Toni Morrison conte la folie de l'esclavage bien plus puissamment que les Racines les plus noires." Christophe Tisson, Glamour, 1990

Mon avis:
Bah déjà que le film est zarb, alors le bouquin... C'est vraiment spécial, que ce soit l'histoire où la façon de l'écrire. J'avais lu The bluest eye de Toni Morrison en première année de fac, et l'impression était plutôt la même... J'ai failli abandonner Beloved dés le début, mais en fait on se prend au récit. Surtout que je savais en gros ce qui allait se passer. Par contre, il y a pas mal de moments où je ne comprenais pas bien ce qu'il se passait ou bien ce que les personnages voulaient dire. En fait, on a des bouts de passé jetés ça et là, et ce n'est qu'à la fin que l'on comprend vraiment (ou presque) l'histoire en entier.
Bref, le conseillerais-je? Je ne sais pas trop, je suis partagée. Ce n'est pas un livre très agréable à lire, le style est très particulier. Cependant, c'est un classique, et cela nous fait comprendre encore un peu plus l'horreur que l'esclavage a créée. Par contre, je dirais qu'il ne faut pas être trop sensible, et avoir le cœur accroché, parce que c'est très cru, et pas grand-chose ne nous est épargné. Mais encore une fois, c'est pour mieux faire ressentir les conséquences de l'esclavage. D'un autre côté, les personnages sont tous très étranges, ce qui nous permet de moins nous y identifier, et donc de moins "souffrir" avec eux.
Bah, dans l'ensemble, je dirai que c'est plutôt un bon livre!

Adaptation cinématographique: Bon, ben comme je l'ai déjà écrit, le film est zarb... L'ambiance est très négative, voire dérangeante. Ce film ne fait pas peur, il nous met tout simplement mal à l'aise. Et pourtant (ou plutôt "de ce fait"), j'adore ce film, l'un des rares (le seul?) qui est capable de me mettre dans cet état...

Resident Evil – Code Veronica, de S.D. Perry

Quatrième de couverture:
Capturée au Q.G. administratif d'Umbrella, à Paris, Claire est débarquée à l'île de Rockfort, une des bases de la compagnie pharmaceutique. A peine est-elle arrivée que l'île subit un raid aérien. Claire se retrouve une fois de plus aux prises avec les zombies et autres épouvantables créatures sorties des sinistres laboratoires d'Umbrella. Heureusement, il y a Steve, lui aussi injustement emprisonné.
Tous les deux affrontent de redoutables ennemis – dont Alfred Ashford et Alexia, sa géniale et diabolique jumelle. Avec, en prime, un petit détour par l'Antarctique. Frissons garantis...

Mon avis:
Mon frère et ma belle-sœur m'avaient offert ce bouquin à Noël il y a cinq ou six ans, et je n'avais jamais eu l'occasion de le lire... Je m'y suis donc mise, et l'ai dévoré en quelques jours!
Pour ceux qui connaissent le jeu, on a vraiment l'impression de s'y retrouver, avec les zombies et autres créatures infectées par le virus T, mais également les énigmes laissées par Umbrella dans les lieux qu'elle dirige...
L'écriture est bien menée ainsi que le récit qui nous laisse très rarement nous ennuyer. Certaines parties sont (très) prévisibles, mais on arrive quand même à avoir quelques surprises, et de taille! La "happy end" dont on se doute n'est pas parfaite, ce qui rajoute des bons points à ce livre (je n'aime pas les "happy end" parfaites, ça craint! ... enfin, la plupart du temps).
En plus c'était le numéro six (éditions Fleuve noir, ils font souvent beaucoup de suite vu que ce sont souvent des reprises de séries, et dans ce cas, de jeux vidéos), et pourtant on pourrait le lire tout seul que ça ne changerait rien. Bon, moi, vu que j'ai pas mal aimé, je vais essayer de lire les autres aussi (il y en a dix en tout je crois).
Bon, et je suppose que je n'ai pas besoin de préciser que c'est gore, bien sûr... Enfin ce n'est pas aussi gore que Peur primale par exemple, parce que c'est beaucoup moins réaliste. Bon, en même temps, c'est vrai que moi j'ai grandi avec les jeux vidéos Resident Evil et Silent Hill, donc forcément, je suis un peu vaccinée, et ça ne m'a rien fait du tout! Au contraire, le fait d'avoir joué aux jeux m'a permis de mieux m'imaginer ce qui se passait tout au long du livre, et j'ai trouvé que c'était un grand plus!

mercredi 23 novembre 2011

Salem, de Stephen King

Quatrième de couverture:
Pourquoi une petite bourgade paisible, Salem, s'est-elle subitement vidée de ses habitants, est devenue une ville fantôme ? Quand il y revient, Ben Mears ne recherche que des souvenirs d'enfance dans une grande maison inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires vingt ans auparavant. Mais, très vite, il va devoir se rendre à l'évidence : il se passe des choses très étranges à Salem. Serait-elle hantée ?


Mon avis:
Bah ce ne sera pas objectif, c'est Stephen King!^^ Je peux sans doute répéter la plupart des choses que j'ai dit pour Peur Primale... Je peux dire aussi que pour un Stephen King, je trouve que l'intrigue se lance très rapidement. Pour ceux qui connaissent cet auteur, vous savez que la plupart du temps le récit se lance vraiment dans le dernier quart du bouquin, le dernier tiers quand on est chanceux. Mais là, c'est lancé dés le début, et c'est très bien! Mon livre préféré de cet auteur reste à ce jour Insomnie, mais j'ai beaucoup apprécié celui-là aussi! Bref, je vous le conseille, si vous aimez l'épouvante!

Peur Primale, de William Diehl

(Attention, âmes sensibles, le deuxième paragraphe de la quatrième de couverture, celui entre crochets, est un peu gore)

Quatrième de couverture:
Précédemment paru sous le titre Terreur extrême, ce livre a connu un énorme succès aux États-Unis avant d'être adapté au cinéma, avec Richard Gere dans le rôle de Martin Vail.

[Une nuit d'hiver à Chicago. Richard Rushman, un archevêque aimé et respecté de tous, est assassiné. Sauvagement mutilé : un 666 (le chiffre du Diable) est gravé sur son abdomen et ses organes génitaux ont été tranchés et enfoncés dans sa bouche...]
La police arrive aussitôt sur les lieux du crime, fouille les environs et trouve dans le confessionnal un adolescent à l'air angélique, couvert de sang des pieds à la tête, un couteau de cuisine à la main. Qui nie en tremblant toute participation au crime.
Seul, Martin Vail accepte d'assurer la défense du suspect, Aaron Stampler. Avocat anticonformiste, champion des causes désespérées, il veut croire en l'innocence de son client. Même si toutes les preuves l'accablent. Même si Aaron a un comportement pour le moins étrange...
Aidé de son équipe, Vail enquête sur le passé du jeune homme, sur la véritable personnalité de l'archevêque et fait des découvertes terrifiantes.

Mon avis:Dans l'ensemble, le bouquin est très bien. Encore une fois, je tiens à déplorer la traduction qui laisse des mots comme "district attorney" et "prosecutor" dans le texte, et qui utilise des mots qui ne sont plus tellement utilisés dans la langue française. Je troue cela dommage quand les auteurs/traducteurs utilisent des mots qui donnent un caractère "vieux jeu" à un texte qui n'est pas si vieux que cela. Mais bon... Ce n'est que mon avis perso!
Ah oui, j'ai trouvé aussi que parfois il y avait des passages qui n'avaient pas grand intérêt, comme les histoires de personnages secondaires, voire des personnages tertiaires. Un peu à la manière de Stephen King.
Par contre, comme le laisse présager la quatrième de couverture, il y a des passages un peu gores, et d'autres un peu crus. Et le langage est parfois assez vulgaire.
Bon, je me rends compte qu'en fait mon avis paraît négatif alors que non, au contraire, j'ai adoré ce bouquin! L'intrigue est sympa. La fin est spectaculaire. Les personnages sont attachants. Enfin je le recommande! Après réflexion, c'est p'têt parce que le style de ce livre ressemble tellement à celui de Stephen King que je l'ai autant apprécié...

Adaptation cinématographique: J'ai vu le film bien avant de lire le livre, et il m'avait beaucoup plu, notamment la fin, qui m'avait paru plus surprenante (choquante? angoissante?) que dans le livre... mais c'est peut-être parce que je savais déjà ce qui allait se passer quand j'ai lu le livre, je ne sais pas trop...
Le film est plutôt bien fait, en tant que tel et en tant qu'adaptation. On peut cependant regretter certains aspects qui ont été négligés, voire absents dans le film. Notamment les recherches menées au village natal d'Aaron, grâce auxquelles on comprend bien mieux le personnage, et comment il a été "construit", façonné, par sa vie d'avant.

Les âmes vagabondes, de Stephenie Meyer

Quatrième de couverture:
"Le vrai talent de Stephenie Meyer, c'est de parvenir à écrire un roman fantastique à la manière d'une grande histoire d'amour" TIME MAGAZINE

La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-il la sauver?

Mon avis: Quand j'ai commencé ce bouquin, je me suis méfiée. En effet, c'est de la même auteure que la série Fascination, et vu ce que ça a donné... Et puis le début est loin d'être clair. Mais très vite, je me suis rendu compte que la quatrième de couverture faisait un bien piètre portrait de ce roman. Et que la qualité d'écriture de Stephenie Meyer était carrément supérieure à celle des Fascination. Je ne sais pas si c'est parce que c'est un roman destiné aux adultes cette fois, mais c'est incomparable, on dirait que c'est le travail de deux auteurs différents! Bon, du coup, je ne peux que vous conseiller ce livre. Il est touchant. Il fait réfléchir sur certaines questions éthiques. Il nous met dans un vrai dilemme, même nous en tant que lecteur, parce qu'on se retrouve dans une situation où on ne peut pas choisir ce qu'on préfèrerait qui arrive. Où on entrevoit des solutions que l'auteur réduit aussitôt à néant. De plus, les personnages sont complexes, et l'évolution de certaines relations est très intéressante! Enfin bon, tout ça pour dire que je le conseille vivement!

L'étrange histoire de Benjamin Button suivi de Un diamant gros comme le Ritz, de F. Scott Fitzgerald

Quatrième de couverture:
Jamais Roger Button n'aurait pensé que la seule évocation de son nom puisse, un jour, faire tremble d'effroi un hôpital voire une ville toute entière...
Et pourtant... En ce matin de septembre 1860, M. Button n'en croit pas ses yeux. En plein maternité, se dresse dans le berceau de son nouveau-né tant attendu, un homme de 70 ans à la barbe vénérable ! Et il s'agit bien de son fils !
Après cette entrée en fanfare dans la vie, Benjamin Button ne pouvait mener une existence comme les autres : né vieillard, il va vieillir jeune, à rebours des autres, de la nature, des ans. Il va voir ses parents se voûter, s'éteindre, sa jeune femme s'empâter et décliner tandis qu'il va retrouver peu à peu santé, vigueur, s'illustrer brillamment à la guerre, courir les fêtes et les mondanités...
Au bout du voyage ? Une histoire étrange, extraordinaire et... le néant.

Mon avis: Bon, bah moi, les nouvelles... J'ai lu ça parce que ma tata me l'a filé, mais bon...
Pour ce qui est de "Benjamin Button", encore ça va, c'est intéressant. Et pour la deuxième nouvelle, c'est vraiment très loufoque... Un peu trop pour moi... Enfin, j'aime bien le loufoque, mais pas n'importe lequel.
Enfin bon, si vous aimez les nouvelles, je vous le conseillerais quand même, c'est Fitzgerald tout de même, il est censé être un bon écrivain... C'est juste que les nouvelles, j'accroche pas...

Adaptation cinématographique: J'ai vu le film après avoir lu le livre, et franchement, en dehors du thème de base, les deux œuvres sont carrément différentes! En même temps, je ne comprends pas comment ils ont trouvé trois heures de film dans 42 pages, mais bon, on en revient à mon amour des adaptations... Enfin j'ai tout de même préféré le film au livre (ce qui est très rare, je précise). Mais je ne catégoriserais tout de même pas le film dans les meilleurs que j'ai vus.