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dimanche 25 mai 2014

Le jardin des secrets, de Kate Morton

Quatrième de couverture :
1913. Sur un bateau en partance pour l'Australie se trouve une petite fille de quatre ans, seule et terrorisée. Le navire lève l'ancre et elle se retrouve à Brisbane. Si le secret de son débarquement est religieusement gardé par ses parents adoptifs, ceux-ci décident, le jour de ses 21 ans, de révéler à Nell les circonstances étranges de son arrivée dans la famille. Les questions se bousculent : Qui est-elle ? D'où viennent ses souvenirs ? Que représente le livre trouvé dans sa petite valise, seule relique d'un passé perdu ? Bouleversée, ce n'est que des années plus tard qu'elle entreprend le voyage vers ses origines. Une quête difficile pour lever le voile sur près d'un siècle d'histoires familiale...

"N'ayons pas peur de dire que cela faisait longtemps qu'une œuvre aussi parfaitement ourdie et déroulée n'avait atteint la perfection du Jardin des secrets."
François Rivière - Le Figaro littéraire

Mon avis : Voilà un roman qui m'a très agréablement surprise! Disons que je n'étais pas tellement motivée que cela quand je l'ai commencé, et quand j'ai découvert que l'histoire mélangeait différentes périodes (on passe de 1900 à 2005 puis 1907, etc.), j'ai vraiment pris peur... Je me suis dit que ça allait être très confus, mais en fait ce n'est pas du tout le cas. L'histoire reste très claire et très simple à suivre ; et même, elle nous emporte à chaque page un peu plus loin. Moi qui me lasse vite des "gros" livres, je me suis soudain rendu compte que j'avais déjà dépassé la moitié de celui-ci sans même m'en être rendue compte.
Une très bonne pioche donc, que je vous conseille vivement!

vendredi 14 février 2014

Guerre : et si ça nous arrivait ?, de Janne Teller

Quatrième de couverture:
Imagine : c'est la guerre - non pas en Irak ou en Afghanistan, quelque part très loin, mais ici, en Europe, en France, chez nous. Dans Guerre, Janne Teller se lance dans une réflexion expérimentale convaincante : par l'intermédiaire d'un simple renversement de perspective, elle nous explique avec clarté et sobriété les enjeux et les incidences du statut de réfugié - la fuite, l'exil, la survie dans un pays étranger.

Mon avis: Le récit court, les illustrations, l'emploi de la seconde personne du singulier ; tout cela implique directement le lecteur, qui se sent pris à parti dans un contexte qui lui est étranger. Ce texte s'adresse tellement bien aux adolescents qu'un adulte aura du mal à s'identifier aux évènements. Le but est donc on ne peut mieux atteint.
Ni roman ni documentaire, la forme est assez intrigante pour nous pousser à lire jusqu'à la dernière ligne. De plus, le côté politico-idéologique n'est pas trop poussé ici, et ne pollue donc pas le récit. Après tout, les enfants comprennent-ils toujours pourquoi leur pays est en guerre, ou alors subissent-ils la situation sans en comprenant le comment et le pourquoi? Y a-t-il même toujours un comment et un pourquoi à une guerre?
A mettre entre les mains de tous les adolescents pour qu'ils prennent conscience de ce que peuvent vivre des réfugiés politiques ou des gens vivant dans un pays en guerre, car il s'agit ici de les mettre en situation.

lundi 27 janvier 2014

Un marronnier sous les étoiles, de Thierry Lenain

Quatrième de couverture: 
Les parents de Lola sont morts dans un accident de voiture. Lola, elle, est en sursis sur son lit d'hôpital. Personne n'ose lui dire la vérité. Jules, l'infirmier qui s'occupe d'elle, sait qu'il ne pourra pas lui mentir...

Mon avis: Cela vous est-il déjà arrivé de voir le trailer d'un film, et ensuite de vous dire "finalement, le trailer suffisait"? Sauf que, si vous vous dites ça, c'est soit que le trailer était mauvais car il révélait trop, soit que le film est mauvais car il n'a pas grand-chose de plus à révéler. Un trailer n'est pas censé se suffire à lui-même.
Eh bien ce (très) court roman m'a fait penser à une bande-annonce. Parce que je trouve qu'il ne se suffit pas à lui-même. Alors qu'avec une ou deux centaines de pages de plus, il aurait pu être fabuleux, magique, émouvant, profond... Mais là, ça va trop vite.
Alors je sais, l'auteur voulait très certainement écrire quelque chose de court, pour ceux qui n'aiment pas les "gros livres". C'est fait exprès, et parfois ça fonctionne très bien. Mais pas là. J'ai trouvé ça trop rapide, frustrant ; j'ai trouvé ça dommage.
Malgré cela, c'est tout de même un récit émouvant et poétique, mais il aurait fallu plus de temps, ne serait-ce que pour s'attacher vraiment aux personnages.
A mettre tout de même dans les mains d'enfants qui n'aiment pas les "gros livres". ;)

La petite fille de Monsieur Linh, de Philippe Claudel

Quatrième de couverture:C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.
P.C.

L'abandon, la mémoire,  le regard sur l'autre habitent [...] ce troublant roman.
Des thèmes que Philippe Claudel explore ici avec une intensité poignante.
Delphine Peras, Lire.

Un récit aussi bref que brûlant dont les braises ne s'éteignent pas, le livre refermé.
Philippe Jean Catinchi, Le Monde des livres.

Mon avis: Eh bien... grâce à ce livre, je peux dire que je commence l'année sur un coup de cœur! La douceur, la tendresse des personnage, face à la violence de la situation, de l'histoire ; tout cela est poignant. De plus, le récit est raconté à la troisième personne, mais au présent, ce qui ne fait que renforcer le tout.
Quant à la fin... waouh, je ne m'y attendais pas!
Seul reproche : la toute fin (les trois dernières pages), je trouve ça un peu dommage (je ne peux malheureusement pas en dire plus sans spoiler).
Mais malgré tout, je garde un très bon souvenir de ce court roman qui ne m'a pas laissée indifférente (loin de là même), et que je conseille à tous!

mercredi 18 décembre 2013

Lettres à une disparue, de Véronique Massenot

Quatrième de couverture:
Dans un pays soumis à la dictature, Melina pleure Paloma, sa fille "portée disparue", enlevée avec son mari et sa petite fille. Au bout de quatre ans, l'espoir de la revoir vivante disparaît peu à peu... et le chagrin devient lourd à supporter. Elle décide alors de lui écrire pour exprimer sa douleur et son amour, pour recréer un lien avec cette fille tant aimée. Puis un jour, de cette longue nuit, la vie resurgit : Nina, la fille de Paloma serait vivante...

En Amérique latine, dans les trente dernières années, les personnes que l'on disait "portées disparues" étaient en réalité enlevées par des milices au service des régimes dictatoriaux en place.

Mon avis: Ce roman, bien que court, est très poignant. On rentre dans le vif du sujet dés les premières lignes, et on est rapidement pris aux sentiments de Melina. C'est ici une lecture dont on ne se rend même pas compte, tellement le roman est court, et grâce à la forme épistolaire (même si c'est finalement plus un journal intime au final...). La tendresse et la douleur se mêlent ici parfaitement bien, et c'est la larme à l'œil que l'on termine ce livre destiné aux ados, et qui traite un sujet qui n'est pas si souvent relaté dans la littérature de jeunesse (et même dans la littérature tout court d'ailleurs).
Une bonne pioche donc, que je vous conseille vivement!

dimanche 24 novembre 2013

Un papillon dans la peau, de Virginie Lou

Quatrième de couverture:
Pourquoi Alexandre est-il parti ? Pourquoi le seul ami qu'il ait jamais eu a-t-il disparu, ce jour-là, sans prévenir ? Les questions tournent dans la tête d'Omar. Chaque jour, dans la maison de vacances déserte de ses parents, il essaie, abruti de solitude, de faire le lien entre tous les évènements de ces derniers mois. La rencontre avec Alexandre, leur lien plus fort qu'une simple amitié, le père brutal de son camarade, leur fuite dans la campagne pour lui échapper, et puis... Et puis tant de choses, de blancs et d'incertitudes à combler... Comment savoir qui on est, quand on manque de mots pour le dire ?
Roman (XXe siècle) recommandé à partir de la classe de troisième.

Mon avis: Ce roman m'a beaucoup fait penser à La mauvaise rencontre, qui j'ai lu récemment, de par son thème, sa construction et son écriture, mais en bien mieux! Les personnages sont agréables, les thématiques plus parlantes, la fin moins frustrante, plus facile à concevoir. D'autant plus que l'histoire m'a personnellement touchée puisqu'elle m'a renvoyée à ma vie personnelle passée par certains éléments.
C'est tout de même un roman difficile, qui pose beaucoup de questions, mais qui peut surtout répondre aux adolescents qui se sentent un peu perdu. Je précise ici, comme le fait l'auteur elle-même à la fin du livre, qu'il ne s'agit pas ici d'homosexualité mais d'amitié plus forte que ce à quoi on n'a l'habitude. Un sentiment qui ne possède pas d'intitulé propre et qui dérange donc.
La lecture de ce court roman est très agréable, et, complétée par le postface de l'auteur, le récit est très intéressant, et je le conseille donc vivement!

La mauvaise rencontre, de Philippe Grimbert

Quatrième de couverture:
Rien n'aurait dû séparer les deux garçons, croix de bois croix de fer, à la vie à la mort. Il n'y a pas eu de rivalités imbéciles, c'est autre chose qui les a déchirés, quelque chose qui était là depuis le début, mais que personne ne pouvait encore imaginer.
P.G.
 
Par l'auteur d'Un secret.
 
Un beau et grand récit de l'intime.
Appelé à devenir un classique du genre.
Serge Bressan, Le Quotidien.
 
Philippe Grimbert [...] publie aujourd'hui La Mauvaise Rencontre l'histoire d'une amitié passionnelle dans laquelle on retrouve toute sa délicatesse.
Pascale Frey, Elle.
 
Au fond, on dirait Stefan Zweig qui aurait suivi les Lacan.
Grégoire Leménager, Nouvel Observateur.
 
Mon avis: J'avoue que ce roman m'a laissée perplexe... Je n'étais à la fois pas motivée par l'histoire, et en même temps j'étais intriguée par tous les non-dits. Mais finalement, j'ai trouvé que ça n'avait pas valu le coup. La fin m'a laissée encore plus perplexe... C'était carrément bizarre comme histoire en fait.
Quant au personnage principal, il m'a horripilée. C'est typiquement le genre de personnage (de personne) qui ne fait pas les choses comme il le faut, qui ne prend pas soin des personnes qui lui sont chères, et qui ne l'assume pas. Et ça, ça m'énerve au plus haut point. Quand on fait quelque chose, il faut en assumer les conséquences, ou bien y réfléchir avant et les faire autrement, et voilà tout! *coup de gueule OFF*
Alors, attention, je ne dis pas que c'est un mauvais roman, mais franchement, il n'était pas à mon goût, voilà tout. Le livre étant court, vous pouvez toujours tenter le coup ; il vous plaira peut-être! :)

mercredi 25 septembre 2013

Une poignée d'argile, de Marie-Sabine Roger

Quatrième de couverture:
De son enfance, elle ne se souvient de rien, ou presque. Juste d'avoir été "la fille du pauvre Jean-Paul". Mais son père n'est même pas mort, bien pire, il a disparu, tout lâché. Il les a abandonnées, du jour au lendemain, sa mère et elle. Alors, son enfance après l'attente : grisaille et rancœur jamais résolue. Sa mère qui s'enferre dans la rancune, le chagrin qui les sépare au lieu de les rapprocher. Le dessin, la sculpture va la sauver. Dans son nouveau lycée, un ancien monastère, un jardin dont l'accès est condamné, va lui servir de refuge, d'atelier secret.
 
Mon avis: J'avoue avoir été déçue. Le seul autre livre que je connais de Marie-Sabine Roger est Attention fragiles, et ils ne sont absolument pas comparables, que ce soit dans l'écriture ou dans les émotions que j'ai ressenties. A vrai dire, ici, je n'ai pas ressenti grand-chose, hormis les dernières paroles du fleuriste.
Alors attention, je ne dis pas que c'est un mauvais roman, loin dae là, c'est juste que je m'attendais à beaucoup plus venant de cette auteure.
Mais le sujet reste bien traité, l'écriture fluide, tout ça. Un bon roman pour ados finalement!
(Soit dit en passant, félicitations pour la quatrième de couverture, elle ne comporte pas moins de deux erreurs en une phrase: elle est au collège, pas au lycée, et c'est un ancien couvent et non pas monastère. C'est à se demander s'ils ont lu le livre... -__-')

mardi 3 septembre 2013

Le message, d'Andrée Chedid

Quatrième de couverture:
Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu'une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu'elle venait et qu'elle l'aime.
D'une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l'agonie de Marie et scande l'absurdité de la guerre, qui fait gémie les corps et sépare les amants.
 
Mon avis: Que dire de plus que ce que cette quatrième de couverture ne fait déjà?
Que c'est une lecture assez étrange que de suivre l'agonie d'une personne, on se demande comment cela peut durer plus de cent pages, et puis finalement, quelques rares personnages secondaires, avec leur propre histoire parallèle, se glissent dans le décor, et les pages passent rapidement.
On comprend rapidement que le propos n'est pas cette agonie, mais plutôt la force de l'amour face à l'insouciance de la guerre, cette chose stupide dont sont capables les Hommes.
Oui, mais finalement, ces Hommes, ils sont également capables de tellement de bien...

lundi 12 août 2013

A perte de vue, d'Amanda Eyre Ward

Quatrième de couverture:
Ce jour-là, Caroline, Madeline et Ellie avaient décidé de fuguer. Deux adolescentes et leur petite sœur de cinq ans qui rêvaient d'aventure et de liberté, de fuir un père alcoolique et une mère trop faible. Dans la voiture, les grandes ont attendu qu'Ellie sorte de classe. Et Ellie n'est jamais venue. C'était il y a seize ans. Depuis, aucune nouvelle, aucune trace, aucun indice. Seulement une famille rongée par le doute et la culpabilité. Enceinte, Madeline voudrait voir l'affaire classée pour enfin avancer. Caroline, elle, se raccroche à un minuscule espoir :  un visage sur une photo de presse prise dans le Montana, une jeune fille au sourire si ressemblant... Improbable, impossible, mais comment hésiter ?
Caroline prend à nouveau le volant. Direction le Montana...
 
"Captivant."
Questions de Femmes
 
"(...) un roman émouvant et élégant, écrit d'une plume souvent caustique (...)."
La Marseillaise
 
Mon avis: Quelle déception, quelle frustration, c'est horrible! Bon, ok, j'exagère un peu, mais tout de même...
A vrai dire, quand j'ai commencé ce roman, il ne me plaisait pas. La vie de Caroline m'ennuyait ferme, et j'ai failli abandonner. Mais voilà que l'intrigue a fini par me happer, et je suis vraiment rentrée dans cette histoire pour de bon, jusqu'à la fin. Cette fin qui m'a tout gâché. (J'ai essayé de ne pas mettre de spoiler, mais dans le doute, réfléchissez avant de lire la suite).
Franchement, l'histoire ne tend que vers ce moment, et finalement, on n'y assiste pas. J'ai bien conscience que ce n'est pas un manque de talent ou de la maladresse de la part de l'auteure ; qu'au contraire, c'est une décision réfléchie de nous laisser comme ça (j'ai failli écrire "en plan"), fin ouverte, tout ça, tout ça, blablabla.
Mais! Moi, j'ai trouvé ça hyper frustrant, j'étais carrément énervée en refermant le bouquin! Alors bon, peut-être que d'autres ne seront pas d'accord avec moi, mais du coup, cette fin ajoutée à ce début m'a fait me dire que du coup, le milieu, qui m'a pourtant plu, ne servait à rien.
Une déception donc, face à laquelle j'aimerais avoir des réactions, des avis, pour savoir si j'ai été la seule à ressentir cela.

lundi 8 juillet 2013

Mes chaussures couleur caca, de Réchana Oum

Quatrième de couverture:
J'essaie tous les jours de faire plaisir à Papa, mais j'y arrive pas.
ADO
VIOLENCE MORALE
MANQUE DE CONFIANCE

Mon avis: Bien sûr, c'est dur, mais on s'en doute des la première de couverture, donc le lecteur est prévenu!
C'est un récit court, bien écrit, et vit lu, mais qui nous touche rapidement.
La fin m'a laissée un peu perplexe, mais elle est au final bien fichue, tout comme le reste de l'histoire.
Un livre ado/adulte pour les lecteurs sensibles qui aiment les lectures courtes!

dimanche 19 mai 2013

Mon bel oranger, de José Mauro de Vasconcelos

Quatrième de couverture:
A cinq ans, Zézé a tout appris seul : la lecture, les grossièretés de la rue, les trafics de billes, les tangos pleins de sentiments du marchand de chansons.
Tout le monde le bat, sauf sa sœur Gloria. Ange ou diable, il a un secret dans le cœur : un petit pied d'oranges douces, le seul confident de ses rêves, qui l'écoute et lui répond.
 
Mon avis: Après une soixantaine de pages, je n'étais toujours pas emballée, mais mon chéri m'a dit que sisi, il était merveilleux ce livre ; je suis donc allée au bout.
Alors, premièrement, je n'ai pas été emballée pendant la plus grande partie du bouquin, sans bien comprendre vraiment pourquoi. Peut-être avant tout parce que j'ai mis beaucoup de temps à savoir qui est qui, et de repérer les liens entre les personnages.
Ensuite, le majeur problème est que ça m'a donné cette impression que certaines œuvres donnent parfois, c'est-à-dire un sentiment d'acharnement sur un personnage, en l'occurrence Zézé. Et c'est le genre de choses qui me gonflent carrément.
En fait, là, ce qui m'a convaincue, c'est le fait que c'est tiré de l'histoire réelle de l'auteur, donc le sentiment d'acharnement est dû au sort, au destin, ou a qui vous voudrez, mais pas à l'auteur.
Et à vrai dire, j'ai quand même pleuré à la fin, donc c'est que ça m'a tout de même touchée. Mais j'ai toutefois eu du mal à comprendre si, à la fin, Zézé avait raison, ou bien s'il se faisait des idées, et du coup ça m'a un peu gâché l'émotion, si je puis dire.
En résumé, je suis plutôt déçue, mais je ne dis pas pour autant que c'est un mauvais bouquin, ce n'était juste pas à mon goût.

jeudi 9 mai 2013

Un si terrible secret, d'Evelyne Brisou-Pellen

Quatrième de couverture:
Nathanaëlle voudrait bien comprendre... Que s'est-il réellement passé cette nuit de Noël durant laquelle ses grand-parents ont été retrouvés noyés, à deux pas de leur maison ?
Profitant des vacances de Pâques, elle décide de se rendre sur place pour tenter d'élucider le mystère. En lisant le journal de sa grand-mère écrit sous l'Occupation, elle revit le passé familial et découvre un terrible secret...

Mon avis: Ce livre-là ne date pas de mon enfance, c'est la première fois que je le lis, et je dois avouer qu'il a été une très bonne surprise!
L'histoire est traitée de façon très mature, et on lit avec avidité les découvertes de Nathanaëlle jusqu'au bout. C'est d'ailleurs plutôt un livre pour adolescents que pour enfants, car le sujet est de plus en plus grave à mesure qu'on comprend quel est ce fameux secret, que Nathanaëlle doit porter seule jusqu'à la fin.

dimanche 24 mars 2013

Oh, boy !, de Marie-Aude Murail

Quatrième de couverture:
Ils sont frère et sœurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu'on ne les séparerait pas.
Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac.
Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu'elle existe.
Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d'avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires d'amour torrides à ses Barbie.
Ils n'ont aucune envie de confier leur sort à  la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille.
A cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L'une n'est pas très sympathique, l'autre est irresponsable, et... Ah, oui ! ces deux personnes se détestent !
 
Mon avis: J'en avais un très bon souvenir, et le considérait comme mon roman préféré car, même si je ne me souvenais que vaguement de l'histoire, je savais qu'il m'avait fait ressentir un sentiment très fort. Aujourd'hui, après l'avoir relu, je peux affirmer que, s'il n'est pas (plus?) mon roman préféré, il est tout de même très bon, et j'ai effectivement encore ressenti quelque chose de fort, mais seulement pas d'aussi fort que dans mon souvenir.
C'est tout de même un excellent roman jeunesse sur des thématiques qui ne sont finalement pas forcément celles auxquelles on s'attendait...
Un coup de cœur, qui apporte autant de sourires aux lèvres que de larmes aux yeux!

dimanche 10 mars 2013

Perfect match, de Jodi Picoult

Quatrième de couverture:
As an assistant district attorney, Nina Frost prosecutes the sort of crimes that tear families apart. But when Nina and her husband discover that their five-year-old son Nathaniel has been sexually abused, it is her own family that is devastated.
The world Nina inhabits now seems different from the one she lived in yestederday: the lines between family and professional life are erased, and answers to questions she thought she knew are no longer easy to find.
Overcome by anger and desperate for vengeance, Nina ignites a battle that may cause her to lose the very thing she's fighting for.
 
'A gut-wrenching tale of mother love... Hard to pigeonhole, Picoult is neither a crime writer nor a thriller writer -rather a mix of both. This book contains enough blind alleys and red herrings to keep even the most astute readers on their toes' Glamour
'A powerful and emotional novel' **** Closer
 
Mon avis: Je suis encore une fois déçue par ce roman.
La particularité de Jodi Picoult est de raconter ses histoires à travers le point de vue de différents personnages. Sauf que d'habitude, c'est bien plus structuré, et donc n'en pâtit pas. Or, ici, il m'a fallu un temps d'adaptation pour m'y retrouver.
Quant à l'histoire, elle ne me paraît pas justifiée (et encore moins la façon dont elle se termine), de même que les réactions des personnages. Franchement, je ne me suis attachée qu'au gamin et au flic... Tous les autres, j'avais constamment envie de leur donner des baffes et de leur dire qu'ils n'étaient pas cohérents du tout.
Je continue à lire du Jodi Picoult, parce que j'essaie (en vain) de retrouver l'émotion que j'ai ressentie à la lecture de My sister's keeper, mais à force, je commence à ne plus y croire...

mercredi 2 janvier 2013

Récolte la tempête, de Jean-Albert Mazaud

Quatrième de couverture:
- Qui es-tu ?
- Je suis... il y a... une femme est là, à terre... elle va mourir...
- Tu es un soldat ?
- J'étais... mais j'ai fui... avec elle...
- Tu as une arme ?
La voix le cisaillait, Ijaz n'en pouvait plus :
- Aidez-moi... aidez-la...
Ijaz est soldat. Obéir, se battre, même tuer parfois, Ijaz n'a pas le choix. Il a oublié pourquoi il fait tout ça. Il le fait, voilà tout. Mais un jour, lors de l'attaque d'un village, on lui en demande trop. Sa seule issue : fuir. Et essayer de se reconstruire, de réapprendre à vivre... A quinze ans, tout est possible.
 
Mon avis: La scène d'ouverture est violente, mais par la suite, ça se radoucit. Finalement, on ne nous raconte pas tellement les atrocités de la guerre, mais bien les conséquences qu'elle a sur les enfants-soldats.
La lecture est difficile, d'une part car le récit est dur et ne nous épargne pas grand-chose ; et d'autre à cause de l'écriture, qui est très saccadée, très décousue, à l'image de ce qui se passe dans l'esprit d'Ijaz et de sa façon de parler dans l'ensemble.
Je ne pourrais pas définir ce livre ni de mauvais ni de bon. Personnellement l'écriture m'a dérangée, mais je ne pourrais pas non plus dire que j'ai détesté cette lecture, puisque je suis allée jusqu'à la fin.

samedi 29 décembre 2012

Quelques minutes après minuit, de Patrick Ness

Quatrième de couverture:
Depuis que sa mère est malade,
Conor redoute la nuit et ses cauchemars.
Quelques minutes après minuit, un monstre apparaît,
qui apporte avec lui l'obscurité, le vent et les cris.
C'est quelque chose de très ancien, et de sauvage.
Le monstre vient chercher la vérité.
"Fascinant...
Puissant et remarquable."
PHILIP PULLMAN
"Un singulier chef-d'oeuvre."
PUBLISHERS WEEKLY

Mon avis: N'ayant pas lu la quatrième de couverture avant de commencer le livre, j'avoue que je ne m'attendais pas du tout à cela... Un récit tout en douceur mais aussi en violence, qui nous parle d'une réalité par laquelle plus de gens que ce que l'on pense sont concernés. Toute la philosophie du "monstre" nous amène vers une vérité à laquelle on ne s'attendait pas vraiment, sans pour autant que ça nous étonne au final.
On se demande à quel point Patrick Ness a changé l'idée de base de Siobhan Dowd, car le récit paraît juste, et écrit par quelqu'un qui l'a vécu.
Un livre que je conseille vivement!

mercredi 7 novembre 2012

Kill all enemies, de Melvin Burgess

Quatrième de couverture:
BILLIE, quinze ans, n'apporte que des problèmes.
Une bagarreuse. Un danger pour sa famille et ses amis.
Mais son éducatrice la voit différemment.

Son copain de classe, ROB, est un grand costaud.
Il peut prendre soin de son frère comme de lui-même.
Mais il est le souffre-douleur d'un beau-père violent, qui l'humilie.

Et CHRIS a du mal avec le collège.
Il n'a tout simplement aucune envie d'être là.
Mais pour son père, c'est un minable.

Billie, Rob et Chris, héros malgré eux,
nous racontent leur histoire.
Le grand Melvin Burgess nous aide à comprendre
la violence de ceux que l'école et la société rejettent,
avec tout l'humanisme et l'authenticité qui le caractérisent.
Un roman qui prend aux tripes.

Mon avis: Ce roman est violent, mais également très touchant. La lecture est très facile et se fait sans qu'on y prête réellement attention. La plupart des personnages sont attachants, et on apprend rapidement à faire la part des choses entre ce qui est justifié et ce qui ne l'est pas.
Un très bon livre que je conseille vivement!

mardi 6 décembre 2011

Elle s'appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay

Quatrième de couverture :
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dés que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.
Elle s'appelait Sarah, c'est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.

Ce livre a obtenu le prix Chronos 2008, catégorie Lycéens, vingt ans et plus.

Mon avis : Je suis assez partagée...
J'ai été "happée" par l'histoire dés la première page, ce qui est assez rare me concernant, et je n'ai plus pu la lâcher pendant très longtemps. Et le problème est justement là: il y a eu un moment où j'ai trouvé que ça devenait trop long, que l'histoire aurait dû s'arrêter plus tôt. Personnellement, j'aurais bien retiré entre 150  et 200 pages à ce bouquin.
Déjà, les aléas du couple de Julia ne me paraissent vraiment pas vitaux ici. Si on retirait déjà tout ce qui concernait sa vie de couple (sans pour autant retirer les autres éléments de son quotidien), on éviterait nombre de lenteurs.
Ensuite, si on réduisait le nombre de préjugés et d'idées reçues sur les Français, les Parisiens et les Américains, le récit serait moins lourd. J'avoue, au début j'ai trouvé que ça donnait un petit côté comique, et j'ai bien compris que c'était fait exprès pour mettre ces préjugés en péril ; mais comme il y en a à la pelle, ça ne redevient que ce que c'est au départ : des idées reçues et des préjugés fatigants et souvent faux ou faussés. Et c'est vite lourd.
Enfin, et c'est là mon principal problème: je trouve que tout ce qui se passe (ne vous inquiétez pas, pas de spoiler) après la rencontre avec Ornella et sa mère est superflu, voire presque inintéressant.
Pourtant, et je reviens là à mon premier point, j'ai beaucoup aimé ce livre. Il y a simplement des choses qui m'ont gâché le plaisir de cette lecture. En résumé, je trouve que le livre est trop long. Et ce n'est pas par flemmardise, certains bouquins méritent d'être longs (même si j'avoue être parfois désespérée à la lecture d'un pavé^^), simplement pas celui-là. Elle s'appelait Sarah aurait été plus émouvant, plus touchant, plus vrai avec au moins 100 pages de moins.
Je conseille néanmoins ce livre à ceux qui sont intéressés par la Rafle du Vél d'Hiv où qui ne connaissent pas cet atroce évènement. Malgré toutes mes critiques (:-S), ça reste un très bon livre, sur un sujet malheureusement pas assez traité.

vendredi 25 novembre 2011

Amies à vie, de Pierre Bottero

Quatrième de couverture:
Brune a treize ans et partage tout son temps entre le collège et ses copines. Pourtant, il lui manque une véritable amie. Celle à qui l'on raconte ses joies et ses peines. Un jour, Sonia arrive en classe. Brune comprend tout de suite qu'elle sera cette amie dont elle rêve. Mais Sonia cache un lourd secret. Brune décide d'aider son amie... pour la vie !

"J'ai regardé Sonia dans les yeux et j'y ai lu tout ce qu'elle avait si souvent entendu, tout ce qui était si vain que cela finissait par sonner faux.
- On va s'en sortir, je te le jure !"

Mon avis: Un joli petit roman sur l'amitié, adressé à des pré-ados ou ados, mais pourtant très bien écrit (normal, Bottero!), que je conseille à ceux qui ne sont pas dérangés à l'idée de lire des livres jeunesse.