lundi 10 septembre 2012

Attention fragiles, de Marie-Sabine Roger

Quatrième de couverture:
L'hiver, humide et froid. Laurence, sans famille, sans amis, sans boulot, échoue dans une ville anonyme. Elle protège son petit Bruno et loge dans un grand carton de réfrigérateur près de la gare. Son unique crainte : qu'on lui enlève son fils. Lui discute avec Baluchon, son panda. Et autour d'eux, les vies se croisent : celle de Nel, jeune aveugle, de Cécile qui s'attache à lui, de M. Barnouin, gardien de square, de Lucas qui travaille au buffet de la gare...
De quoi demain sera-t-il fait ? Le bonheur, ce n'est jamais sûr, c'est seulement peut-être.

Mon avis: Les seuls livres que j'aie lus plusieurs fois sont les Harry Potter. Ce n'est pas que je n'ai jamais eu envie de relire d'autres livres, mais tout simplement par cause de manque de temps, et, comme je l'ai dit il y a peu, d'une PAL sans fin...
Pourtant, dans un souci de manque de place, j'ai décidé de relire tous les livres que j'avais lus dans ma jeunesse (eh oui, il faut maintenant que j'assume le fait que ma jeunesse est terminée^^). Heureusement, si cela représente un certain nombre de livres à rajouter à ma PAL, ce sont pour la plupart des romans courts, comme c'est le cas ici (138 pages).
Il y a malgré tout une autre raison qui m'a empêchée de relire les livres de ma jeunesse. Je suppose que vous avez déjà connu cela, que ce soit pour un livre, ou encore un film, une série ou un jeu: vous vous souvenez l'avoir adoré, et en le redécouvrant vous trouvez ça niais au possible.
Eh bien là, laissez-moi vous dire que ce n'est pas le cas du tout. Au contraire, j'ai trouvé ce livre très dur, tant les personnages sont en perdition, et je pense que les sujets traités sont trop sensibles pour quelqu'un de douze ans (ce qui est l'âge auquel je l'avais lu). Pourtant je me souviens l'avoir adoré à l'époque, tout autant que maintenant.
On suit principalement les histoires de Laurence, Bruno et Nel ; et si Nono et son Baluchon apportent beaucoup de fraîcheur et de lumière à cette histoire qui se passe en hiver, la couleur dominante est tout de même le gris du ciel, et celui des pensées de Laurence et de Nel.
Chaque chapitre nous est raconté par l'un des personnages (on a ainsi accès aux pensées de chacun des personnages du résumé, hormis celles de Lucas). C'est un procédé que j'ai toujours beaucoup aimé, et c'est donc cette forme qui m'a attirée avant tout.
Ensuite, on s'attache très rapidement aux personnages, qui sont tous aussi touchants les uns que les autres, et on partage tout de suite la détresse de chacun.
Concernant l'écriture, Marie-Sabine Roger m'a beaucoup fait penser à la délicatesse de Barbara Constantine, avec l'humour en moins (mais c'est l'histoire qui oblige cela). Tout est raconté avec un maximum de douceur et de tendresse, et on ne peut s'empêcher de sourire face à tout cet amour, malgré les situations ; comme si le bonheur était présent à chaque instant, même quand on est malheureux.
Le seul petit bémol qui je pense est très subjectif, est la fin, qui est trop abrupte et trop ouverte à mon goût. Je sais que cela dépend des personnes, mais personnellement, j'aime mieux quand on a une vraie conclusion.
C'est tout de même un minuscule tout petit détail, et je ne peux que vous conseiller la lecture de ce petit trésor!

mardi 4 septembre 2012

Show of evil & Reign in hell, de William Diehl


Quatrième de couverture du premier tome :
A vrai dire, c'est une trilogie, mais j'ai déjà fait un article sur le premier tome, avant de savoir qu'il y avait une suite: Peur primale

Mon avis: Pas plus tard que la semaine dernière, m'a belle-sœur m'a dit un truc qui m'a fait sourire: "J'ai passé l'âge de me forcer à lire un livre." Je suis entièrement du même avis, et d'ailleurs depuis toujours!^^ En dehors des livres rendus obligatoires par le cursus scolaire, je me suis donné comme consigne depuis déjà bien longtemps de ne me forcer à lire un livre que jusqu'au quart. En règle générale (même si je sais qu'il y a des exceptions confirmant cette règle, Stephen King notamment), s'il doit se passer quelque chose, cela se passe dans le premier quart. Si je me force à lire un livre en entier, je ne peux m'empêcher de penser que c'est du temps de perdu pour lire un livre qui me plait, d'autant que ma PAL et ma liste d'envies sont toutes les deux des puits sans fonds. :D
Or, ayant particulièrement aimé Peur Primale (même si j'avoue avoir préféré le film au roman, comme quoi tout arrive), je me suis lancée avec envie dans ces suites, et ai fini par me forcer à lire le dernier roman. La route a été longue, croyez-moi. Une fois le bouquin posé, j'ai été heureuse comme je ne l'avais été depuis longtemps, puisque cela fait quelques années que je n'ai pas été forcée de lire un livre (je dirais trois ans).
Show of evil est ma foi un assez bon livre. L'action met quelques 200 pages à se lancer, mais elle se lance ensuite avec force et rapidité. On retrouve ici Martin Vail et Aaron Stampler avec beaucoup d'appréhension et de fascination, et en-dehors de ces 200 premières pages et des descriptions trop lourdes et trop récurrentes, on reste captivés par cette relation Vail/Stampler qui nous tient en haleine, avec un final ma foi plutôt satisfaisant. Malgré tout, on suit en parallèle de cette histoire principale deux autres affaires criminelles, qui n'ont aucun lien avec Stampler, et j'avoue que cela m'a laissée perplexe, tant j'ai trouvé que cela n'apportait rien d'autre qu'un côté trop "lourdeau" au roman.
Mais le problème majeur de cette trilogie est bien le troisième volume, Reign in hell. Finalement, il n'apporte pas grand-chose à l'intrigue Aaron/Stampler. Perso, j'aurais préféré que le deuxième roman finisse légèrement différemment, et que l'on s'arrête là. En fait, Reign in hell est presque hors-sujet. Il aurait mérité d'être un roman à part. Alors bien sûr, à cela s'ajoute le même problème de descriptions inutiles et de sujets parallèles que les deux autres. Et puis, d'un point de vue beaucoup plus subjectif (même si le reste l'est tout de même), c'était beaucoup trop empreint de religiosité (je ne peux pas dire autrement ici, comprendront ceux qui l'ont lu, s'il y en a^^) à mon goût, et je n'aime franchement pas ce genre d'histoires (même quand c'est du Stephen King, c'est pour vous dire)... En résumé, je me suis demandé pendant tout ce dernier tome où William Diehl voulait nous emmener, et ce jusqu'à la dernière page... Et d'ailleurs, franchement, tout ça pour ça?!?

mardi 17 juillet 2012

Le premier jour & La première nuit, de Marc Lévy


Quatrième de couverture du premier tome : 
Une grande histoire d'amour
Un grand roman d'aventures

Un étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner tout ce que l'on croit savoir de la naissance du monde.

Il est astrophysicien, elle est archéologue. Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer le cours de leur vie et de la nôtre.

Mon avis: On ne ne peut nier à Marc Lévy l'originalité dont il fait preuve depuis quelques romans. Non pas une originalité en elle-même mais par rapport à ses autres romans. On voit qu'il veut faire quelque chose de différent, et c'est plutôt un bon point pour lui. Malheureusement, l'originalité ne s'arrête qu'à son œuvre, car ce genre de roman existe déjà, et en mieux mené!
La trame est plutôt pas mal, on ne peut pas lui retirer ça. Malheureusement, l'idée (révélée dans sa totalité à la fin du livre) a déjà été exploitée; le suspens n'est pas assez insoutenable, et parfois on sent qu'il est même forcé; les personnages manquent parfois de réalisme; enfin, certains dialogues paraissent trop figés.
Alors, bien entendu, le deuxième bouquin améliore certains de ces aspects, et est donc plus agréable à lire. Quant à la fin, elle m'a rendue perplexe, et je ne suis pas sûre d'avoir compris où Lévy voulait en venir.
Dans l'ensemble, c'est tout de même un diptyque sympa, mais dans le genre, cela ne vaut pas Les arcanes du chaos de Maxime Chattam par exemple...

mercredi 4 juillet 2012

Le chant du troll, de Pierre Bottero

Quatrième de couverture:
- Psssst ! Est-ce que tu es prête ?
- Je ne sais pas de quoi tu parles. Prête pour quoi ?
- Le basculement a débuté...

Mon avis: Comme d'habitude, c'est juste magique. J'aurais vraiment aimé pouvoir rencontrer cet auteur magnifique, malheureusement je n'en ai pas eu l'occasion, un des grands regrets de ma vie.
Côté illustrations, Gilles Francescano fait des merveilles également. Ces deux hommes se sont bien rencontrés, ils étaient sans doute faits pour travailler ensemble.
Je ne sais pas si cet ouvrage est classé parmi les albums jeunesse, mais je pense que c'est plus un roman graphique qu'autre chose. Et puis c'est sans doute trop "fin" pour de très jeunes lecteurs, d'autant plus que la lecture en est longue...
que vous soyez amateurs de fantastiques ou non, amateurs de romans graphiques ou non, fans de Pierre Bottero ou non, jetez-vous sur ce petit bijou!

mardi 19 juin 2012

Le 5e règne, de Maxime Chattam

Quatrième de couverture:
Ils auraient dû se méfier.
Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée.
Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qui était encore temps.
Et surtout... ne pas en tourner les pages.
A présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition...
Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité ?
Cet ouvrage a reçu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer

Mon avis: Un très bon livre, une bonne histoire, des personnages réalistes. Et pourtant...
Personnellement, je n'ai pas été entraînée dans ce roman comme dans les autres de Chattam. On sent que c'est un de ses premiers, de par les longueurs, les tournures de phrases parfois maladroites, les personnages parfois trop stéréotypés, etc. Finalement, ça ne bouge pas beaucoup, j'ai souvent eu l'impression qu'il ne se passait rien.
Honnêtement, c'est un très bon roman, mais décevant quand on connaît déjà Chattam. Où alors, peut-être faudrait-il commencer par celui-là...?

mardi 12 juin 2012

L'année du loup-garou, de Stephen King

Quatrième de couverture:
Quand arrive la pleine lune, une peur sans nom s'empare des habitants de Tarker Mills, petit bourgade tranquille nichée au creux des profondes forêts du Maine.
Tous entendent, derrière la plainte du vent, des grondements de fauve auxquels se mêlent encore les échos d'une voix humaine.
Le monstre est là. Qui tuera-t-il ?
L'horreur commença en janvier sous la lueur glacée de la pleine lune.
Un premier hurlement insoutenable déchira la nuit.
C'était le début de
L'ANNÉE DU
LOUP-GAROU
UN CHEF-D'ŒUVRE DU MAITRE  DE L'EPOUVANTE ET DU SUSPENSE , STEPHEN KING, ILUSTRE PAR UN DES PLUS GRANDS DESSINATEURS AMERICAINS, BERNI WRIGHTSON.

Mon avis: Un roman court sympathique, mais qui n'a rien d'exceptionnel.
Le format (un chapitre = un roman) est original, tout comme le format (de l'extérieur, on pourrait s'attendre à une bande-dessinée à couverture souple), mais l'histoire ne l'est pas tellement...
L'angoisse habituelle n'est malheureusement pas présente.
Concernant les illustrations, il y en a deux sortes: une double page représentant un paysage en noir et blanc au début de chaque mois, qui n'est pas vraiment jolie à mon goût. Pas du tout même. Et qui n'apporte rien à l'histoire. Et une illustration d'une page en couleur, mettant en scène le loup-garous et/ou sa victime. Ces illustrations-là sont très réussies, et bien à-propos avec l'histoire. Le seul problème étant qu'elles arrivent parfois trop tôt, et ne correspondent donc pas à la page qui leur fait face, ce qui est un peu dommage...
Cet ouvrage reste tout de même un must pour les adeptes de l'auteur.

jeudi 7 juin 2012

50 books to read before you die

Source: Un marque-page qu'on m'a offert
Livres lus (ou tentés^^)
J'ai prévu de lire
 
1 The Lord of the Rings trilogy by J.R.R. Tolkien 
2 1984 by George Orwell
3 Pride and Prejudice by Jane Austen  
4 The Grapes of Wrath by John Steinbeck
5 To Kill a Mockingbird by Harper Lee 

6 Jane Eyre by Charlotte Bronte
7 Wuthering Heights by Emily Bronte
8 A Passage to India by E.M. Forster
9 The Lord of the Flies by William Golding
 

10 Hamlet by William Shakespeare
11 A Bend in the River by V.S. Naipaul
12 The Great Gatsby by F. Scott Fitzgerald
13 The Catcher in the Rye by J.D. Salinger
14 The Bell Jar by Sylvia Plath
15 Brave New World by Aldous Huxley
16 The Diary of Anne Frank by Anne Frank
 

17 Don Quixote by Miguel de Cervantes
18 The Bible by Various
19 The Canterbury Tales by Geoffrey Chaucer
20 Ulysses by James Joyce
21 The Quiet American by Graham Greene
22 Birdsong by Sebastian Faulks
23 Money by Martin Amis
24 Harry Potter series by J.K. Rowling 

25 Moby Dick by Herman Melville
26 The Wind in the Willows by Kenneth Grahame
27 His Dark Materials trilogy by Philip Pullman
28 Anna Karenina by Leo Tolstoy
29 Alice's Adventures in Wonderland by Lewis Carroll 

30 Rebecca by Daphne du Maurier
31 The Curious Incident of the Dog in the Night-Time by Mark Haddon
32 On the Road by Jack Kerouac 

33 Heart of Darkness by Joseph Conrad
34 The Way We Live Now by Anthony Trollope
35 The Outsider by Albert Camus
36 The Colour Purple by Alice Walker 

37 Life of Pi by Yann Martel
38 Frankenstein by Mary Shelley 

39 The War of the Worlds by H.G. Wells
40 Men Without Women by Ernest Hemingway
41 Gulliver's Travels by Jonathan Swift 

42 A Christmas Carol by Charles Dickens
43 Huckleberry Finn by Mark Twain
44 Robinson Crusoe by Daniel Defoe
 

45 One Flew Over the Cuckoo's Nest by Ken Kesey
46 Catch 22 by Joseph Heller
47 The Count of Monte Cristo by Alexandre Dumas 

48 Memoirs of a Geisha by Arthur Golden
49 The Divine Comedy by Alighieri Dante
50 The Picture of Dorian Gray by Oscar Wilde

The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, de Mary Ann Shaffer and Annie Barrows

Quatrième de couverture:
"Treat yourself to this book, please- I can't recommend it highly enough."
-Elizabeth Gilbert, author of Eat, Pray, Love

"Traditional without seeming stale, and romantic without being naive... It's tempting to throw around terms like 'gem' when reading a book like this. but Guernsey is not precious... This is a book for firesides or long train rides. It's as charming and timelessas the novels for which its characters profess their love."
-San Francisco Chronicle Book Review

January 1946: Writer Juliet Ashton receives a letter from a stranger, a founding member of the Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society. And so begins a remarkable tale of the island of Guernsey during the German occupation and of a society as extraordinary as its name.

"A book-lover's delight, an implicit and sometimes explicit paean to all things literary."
-Chicago Sun-Times

"I've never wanted to join a club so desperately as I did while reading Guernsey.... [The novel] is a labor of love and it shows on almost every page."
-Christian Science Monitor

"I could not put the book down. I have recommended it to all my friends."
-Newsday

Mon avis: Dire que j'ai été déçue serait trop fort. Beaucoup trop fort.
Ce livre est vraiment un bon moment à passer. L'histoire est prenante, bien que prévisible ; les personnages sont touchants et attachants ; l'écriture est fluide ; et l'humour et au rendez-vous!
Un excellent livre... et pourtant. J'avais entendu tellement d'excellentes critiques que je m'attendais à quelque chose de bouleversant. Certes, on n'en est pas loin, mais je ne peux pas dire que ça ait été un coup de cœur absolu... Un petit coup de cœur, sans doute, mais rien qui ne m'ait transportée. J'en attendais sans doute trop, et c'est parfois ce qui entache une lecture, comme ici. Je pense que si je n'avais pas entendu tant de bonnes choses, j'aurais sans doute plus apprécié ce petit bijou. Comme quoi, l'attente qu'on a d'un livre joue sur la façon dont on l'apprécie.
Je dois également avouer que je n'ai pas l'impression d'avoir eu de vrai coup de cœur depuis le bilan 2011, et cela joue sans doute également.
En résumé donc: un excellent bouquin, le négatif ne vient que d'éléments extérieurs. Jetez-vous donc dans l'aventure! :-)

vendredi 1 juin 2012

La fois où je suis devenu écrivain, de Vincent Cuvellier

Quatrième de couverture:
"Je ne comprenais pas où j'allais, mais j'y allais. Je savais juste que je vivais un des moments les plus importants de ma vie.
Que ça y était, moi le nul, le redoublant, le presque dernier de la classe, le 30e sr 31, j'avais réussi quelque chose."

A la fin de la troisième, Vincent Cuvellier est viré du collège. Son adolescence, c'est des stages bidons, des petits boulots, le chômage,... mais aussi les filles et la rage de s'en sortir. Il sait une chose : il adore écrire et rêve de devenir écrivain. Alors il écrit, sans se poser de questions. C'est comme ça qu'il publie son premier roman. A 16 ans. Vingt-cinq ans plus tard, il se souvient de ses débuts d'écrivain.
Un livre vrai qui claque fort !

Mon avis: J'ai lu ce livre en deux fois, à un mois d'intervalle. Je ne sais pas si ça joue, mais j'ai trouvé la première partie plutôt pas mal, mais bon, sans plus, et la seconde nettement meilleure.
L'histoire ici est sympa, même quand on ne connaît pas l'écrivain.
Mais ce n'est pas l'histoire qui m'a donné envie de lire ses autres livres. Non, c'est le style d'écriture: Cuvellier ne mâche pas ses mots, écrit comme il parle, et il parle bien! La dernière phrase de la quatrième de couverture me paraît être celle qui conviendrait le mieux à ce que j'ai ressenti: "Une livre vrai qui claque fort!". Je ne pourrais pas le résumer mieux. D'autant plus que c'est un livre très court (moins de 100 pages), donc ça passe tout seul.
A livre à conseiller, donc!

Sous les bruyères, de Belinda Bauer

Quatrième de couverture:
Belinda Bauer est une auteure et scénariste anglaise installée au pays de Galles. Sous les bruyères est son premier roman.

Steven n'a que douze ans et pourtant, il entretient une relation épistolaire avec un tueur en série... C'est le seul moyen qu'il a trouvé pour en finir avec cette histoire familiale qui lui emprisonne l'existence.
Car Steven en a assez de creuser la lande à la recherche du corps de son oncle Billy, disparu à peu près au même âge que lui. Persuadé que sa mère et sa grand-mère ne parviendront jamais à faire leur deuil, il entre en contact avec Arnold Avery, incarcéré pour le meurtre de plusieurs enfants dans la région à la même période. Pour Steven, Billy est forcément tombé entre ses griffes. C'est bien pour cela qu'il lui écrit une lettre énigmatique destinée à piquer sa curiosité. Et le stratagème fonctionne ! Le détenu lui répond, et tous deux instaurent une correspondance codée, afin de tromper la vigilance des gardiens.
Mais Steven n'imagine pas dans quel engrenage il a mis le doigt. Car Arnold Avery n'est pas seulement un meurtrier rusé et sans scrupules, il est aussi joueur et s'ennuie depuis beaucoup trop longtemps dans sa cellule...

Mon avis: Comment dire?... En lisant ce livre, j'ai eu l'impression qu'il ne se passait pas grand-chose, je m'ennuyais quelque peu, et pourtant je voulais continuer, je ne pouvais pas lâcher le livre. Etrange...
Au final, après l'avoir terminé, j'ai un peu cette même impression: impossible de vous dire si je l'ai apprécié ou non.
Disons que le personnage principal, Steven, est très attachant, et qu'Arnold Avery reste un personnage fascinant (d'une mauvaise façon, certes). l'écriture est agréable, les différents éléments de l'histoire sont intéressants, mais pas l'histoire en elle-même. Enfin, c'est délicat à expliquer, mais si je dois résumer, c'est un bon livre, mais ne vous attendez pas à du grandiose, à être chamboulés.
Navrée de ne pas pourvoir être plus claire...